:: Jeudi 26 Janvier 2012 ::
Pourvu que je puisse écrire...
Je viens d'avoir mes parents au téléphone. Ca fait du bien. Maman a dit qu'elle prendrait une journée pour qu'on la passe ensemble, ça m'a touché. Je les aime <3.
Maman, papa, Danièle et les "djeuns". Hâte de les revoir.
J'ai pu aussi raconter mes malheurs, tour à tour, à mon père, à ma mère, et à Danièle. Oui, parce qu'il y a du nouveau, forcément. Lise s'est choppée des boutons, une infection au foie, et une conjonctivite. Ca pouvait être contagieux, sauf que ça allait...jusqu'à hier. Ou plutôt mercredi soir (ça a commencé devant Greys Anatomy d'ailleurs...). Moi aussi j'ai une conjonctivite. Argh. Ca me dérange pas tant que ça en soi (enfin, c'est un peu chiant
quand même, surtout quand tu te réveilles la paupière collée, ou que t'as l'oeil qui te démange toute la journée et que t'as envie de le frotter comme une malade, mais tu peux pas...), mais c'est qu'il y a mon concours dans trois jours! Comme par hasard! (qu'on ne vienne pas me dire que je n'ai pas la poisse).
Du coup hier, Lise a voulu me prendre Rendez-vous chez le médecin, mais je pensais qu'au cours de la journée ça s'attangeait (naïve!), donc je lui ai dit que c'était pas la peine. Et le soir, son père et sa mère sont venus, et sa mère a ordonné qu'on prenne rendez-vous pour moi et tout, son père a appelé leur médecin, et j'ai eu un rendez-vous ce matin. C'est vraiment adorable qu'ils prennent tous soin de moi comme ça. D'ailleurs sa mère m'a appelé ce midi pour savoir comment ça allait du coup. C'est gentil.
Bref, traitement, j'ai eu le droit moi aussi à mon gros paquet de médicaments (j'ai jamais eu tout ça!). Sérum physiologique, gouttes, crème, Ibuprofen, et pschitt pour la gorge. On verra ce que ça va donner. Pour l'instant je prie surtout pour que l'oeil droit ne soit pas touché. Courage mon coco, bats toi!!
Du coup, le petit avantage, c'est qu'à l'heure actuelle, je ne stresse pas pour le concours en lui-même, et sur mon manque de connaissances, mais sur ma capacité de pouvoir le passer. J'ai peur de ne pas pouvoir écrire, donc le seul fait de me dire que je pourrais voir et écrire (et éventuellement réfléchir aussi ;-)), ça me rendra toute heureuse.hihi.
Yann a tenu à me faire réviser mes cours. Au début ça me soulait, mais ça partait d'une bonne intention. Et il a pris du temps pour moi lundi, mardi et mercredi soir, après le boulot, pour m'interroger; c'est vraiment adorable aussi. En plus ça allait, il posait des questions assez faciles ;-).
Demain c'est le début DU gros week-end. Et hier et aujourd'hui c'était mes deux jours de break (un peu chamboulés avec cette histoire de conjonctivite). Je suis quand même allée au ciné hier matin, pour voir l'Amour dure trois ans. J'ai bien aimé, mais j'ai pas du tout accroché au personnage principal, je trouve l'acteur insipide. Et je trouvais que ça manquait d'un truc, mais je n'arrive pas à dire quoi. Ca m'a donné envie de lire le livre par contre. Et Louise Bourgoin était magnifique, solaire, j'aime. Je trouve que son vrai prénom Ariane lui va beaucoup mieux d'ailleurs.
Déjà un mois que je vis ici, j'arrive pas à le croire. La cohabitation se passe toujours super bien. Fred me demandait par texto comment ça allait ma vie ici, et ça m'a fait tout drôle. C'est con, mais pour l'instant j'ai l'impression d'être juste en grand week-end prolongé (très prolongé hihi). Surement car je n'ai pas de boulot. Pas de chez moi. Même si je me sens super bien ici et que j'aime bien notre trio. Quand je parlais de logement l'autre fois avec Lise, j'en venais à la conclusion que je ne saurais pas avant juin si je resterais dans le nord (cf résultats du concours), et elle a dit que c'était pas grave, que je pouvais rester jusqu'à juin, si moi ça me disait aussi. C'est cool que ça se passe comme ça!^_^
Ce soir je suis toute seule. Ils sont allés manger chez Greg. J'ai préféré rester car déjà demain soir Fred vient pour la soirée NRJ Music Awards, donc on va pas se coucher très tôt; donc pas deux soirs d'affilée, avant le concours.
Je vais manger devant une série en streaming (tant qu'il y en a. Bouh ouh ouh, moins d'un mois après mon entrée dans le monde du téléchargement ça ferme. J'ai pas raison pour la poisse?!), puis voir True Blood dans mon lit (après mon rituel yeux qui va me prendre du temps je le sens lol).
Vivement mardi 31!^^
Edit
Stéphane m'a envoyé un sms hier pour me demander comment ça allait, et m'encourager pour le concours, ça fait super plaisir ;-)
:: Samedi 21 Janvier 2012 ::
J’ai hâte
* J’ai hâte de passer les écrits de mon concours, et d’en être enfin débarrassé (du moins pour un temps). Car là je commence bien à stresser…
* J’ai hâte d’aller au ciné jeudi. Car avant mon week-end de malade pré-concours (je vais passer le week-end à tout revoir, et même à bien apprendre, mémoire à court terme oblige), je vais m’octroyer deux jours de repos, pour pas être folle lundi matin, pendant l’écrit. J’irais jeudi sur Lille, et j’irais me faire un ciné (surement l’Amour dure trois ans), et un mac-do. Bonheur. ^^
* J’ai hâte que Lise aille mieux. D’abord pour elle, parce qu’entre les boutons-plaques qui la démangent sur tout le corps, l’interdiction de boire car le foie est touché, et la grosse conjonctivite depuis lundi, il y a de quoi désespérer. Et puis j’ai hâte qu’on refasse plein de trucs le week-end aussi, du coup. (même elle, elle en a marre de pas pouvoir sortir)
* J’ai hâte de retourner chez mes parents début février. Toute la semaine. J’ai hâte de les revoir plus longtemps. J’ai hâte de retrouver l’agitation parisienne, les transports qui m’offrent une plus grande indépendance, et le ciné des Halles
* J’ai hâte de revoir Eva début mars.
* J’ai hâte d’être à mercredi soir pour voir les prochains épisodes de la nouvelle saison de Grey’s anatomy. Et de les revoir prendre des shots d’alcool dans leur bar.
* J’ai hâte de revoir Fred. De se faire une soirée pour les NRJ Music Awards. Même si c’est en plein pendant mon week-end de malade pré-concours et qu’ils risquent de dormir ici, ce qui a bousculé un peu mes plans. Mais ça va me faire du bien une petite soirée à quatre pour décompresser. Et on va bien « bitcher » devant l’émission toute la soirée.
* J’ai hâte de revoir Fanny. Parce que ça fait longtemps. Et qu’on a recommencé à s’envoyer des mails. Et que j’ai envie de lui parler de ma vie, de nos galères, avec notre ton décalé, et notre humour si particulier.
* J’ai hâte d’aller à Rennes pour l’enterrement de vie de jeune fille de Fred. Gages, sex-toys et boite. Ca me ravit. En plus j’ai une folle envie de sorties et de boite en ce moment, j’ai envie de faire la fête.
* J’ai hâte de revoir Ben et Juddy.
* J’ai hâte de passer le permis
* J’ai hâte d’être fixée sur mon avenir.
*J’ai hâte de partir en vacances d’été. Même si ça risque de pas se faire cette année… On a mis Les petits mouchoirs hier aprèm, ça m’a trop donné envie cette bande de potes. Et les vacances. La grande maison pour tout le monde, le rosé et la grande table en bois. Ca m’a donné envie d’avoir mon groupe de potes à moi.
* J’ai hâte de reprendre le sport. La piscine dans un premier temps. Puis surtout la danse, ou quelque chose en musique.
* J’ai hâte qu’on s’inscrire à la bibliothèque. Celle de notre « village » est un peu petite, mais celle du village d’à côté a l’air pas mal.
:: Samedi 14 Janvier 2012 ::
Instantanés
Hier
8h30. Lise et Yann m’ont accompagné en voiture à la gare de T. Je prends mon billet pour Lille au guichet, avec ma « nouvelle » carte 12-25. J’attends un peu dans la gare puis je vais sur le quai. Je suis dans ma nouvelle doudoune gris clair, j’allume mon MP3, et je commence par Maniac (j’adore! Je pourrais l’écouter en boucle), je vais bientôt revoir mes parents, il fait super froid mais il y a du soleil, j’ai chaud, je suis trop bien.
18h. Dans la voiture de Lise et Yann. Après le restau indien, les jeans aux Galeries Lafayette avec Lise, la journée avec tout le monde. On repart de Lille. J’entends Marry you (Bruno Mars) à la radio et je me dis que je suis exactement où je voudrais être. Et que même si je suis toujours une ado attardée, que je suis en retard sur tout le monde, que je veux encore faire la fête et être jeune, je suis contente de ma vie, de mes choix et de profiter de ma jeunesse comme je le désire. Heureuse, simplement.
:: Jeudi 12 Janvier 2012 ::
Please don’t lose faith
J’aime être ici. J’aime que la voie soit simple. J’aime notre « coloc » à tous les trois. Les discussions devant la télé (mention spéciale pour Edition spéciale de Tellement Vrai), les voir s’endormir pour la deuxième fois devant Greys Anatomy, les films de filles (là, mention spéciale pour WildChild avec Emma Roberts. Hum…). J’aime les allers et retours en voiture, car ici j’ai pas peur, c’est la campagne, on parle, il y a la radio et les tubes de NRJ ou Fun. J’aime quand on commence à mettre une chanson sur l’ordi (genre Tonight I’m fucking you d’Enrique), et qu’on continue sur notre lancée. Comme l’autre soir où on se mettait tous nos slows mythiques (dans tous les sens du terme hihi). J’aime leur disponibilité, ne jamais me sentir de trop. J’aime que ça se passe super bien entre nous. J’ai aimé le Mac Do à emporter hier soir (hihi). J’aime que les week-ends soient bien chargés.
Le week-end dernier était super. Vendredi soir on est allés chez Fred. On s’est retrouvés à cinq, avec Fred et Marine. On a parlé forcément du nouvel an, on a rigolé, on a bu encore du cocktail au rhum à Fred, et on a dansé sur Just Dance 2. J’ai voulu tester le jeu Zumba aussi, j’ai bien aimé. Puis on a fini devant Confessions Intimes, que Fred attendait (lol), à faire des commentaires plus ou moins intéressants. J’aime ;-).
On a dit aussi qu’il fallait qu’on ressorte en boite, Marine a lancé l’idée, disant que ça faisait longtemps qu’elle était pas sortie avec nous.
L’alcool aidant aussi, je ne sais pas pourquoi (on ne va pas chercher à analyser ;-)), j’avais trop envie de l’embrasser. Je me suis retenue (il est vraiment temps que j’embrasse quelqu’un je crois… C’était pas la première fois que ça me le faisait avec Marine en plus. Ah, et puis cette semaine j’ai fait mon premier rêve érotique avec une femme aussi, avec Jessica. Dois je me tourner vers les femmes? J’aurais ptètre plus de chance remarque. Je ne peux avoir que plus de chance d’ailleurs.lol).
Et on a aussi mangé une galette des rois (première dans le nord^^), j’ai goûté à la pomme, c’était super bon. Et en plus j’avais la fève!!^^ Lise m’a dit de la mettre dans mon porte-monnaie, pour avoir plein d’argent cette année.
On est rentrés vers 2h du mat, j’étais crevée, mais heureuse.
Samedi aprèm on est allés au dressage. Yann et moi on est encore restés en retrait et on a beaucoup parlé tous les deux. Surtout lui d’ailleurs ;-). De sport, de régime alimentaire, de meubles etc.
J’aime bien aller au dressage, vraiment. Ca défoule bien les chiens, et moi aussi je crois. Et, même si après j’avais trop froid, ça fait du bien de rester 2-3h dehors, dans la nature. Ca permet de déconnecter.
Après on est allés chez Lucie, que Lise avait promis d’aider pour son bac blanc de français. Elles ont un peu bossé, puis direction chez Séverine et Steve, pour un repas chez eux.
Et le lendemain aprèm, c’était galette chez Greg avec les parents (et Lucie et moi ;-)). Puis le soir repas du dimanche chez les parents de Yann. Apéritif avec du crémant, j’aime ;-). Et ils sont toujours aussi sympas. Son père arrête pas de me taquiner gentiment.
Je me suis vraiment bien adaptée à la vie ici du coup. Même que j’ai réalisé que la situation que je vis en ce moment (préparation du concours, assez cool donc, même si je commence à en avoir marre d’apprendre et de refaire des fiches de mes fiches- colocation à trois super cool) est provisoire.
Au début, en décembre je me sentais un peu mal à l’aise, j’avais peur qu’ils en aient marre de moi, qu’on s’éloigne. Et pour l’instant c’est point le cas. J’aime ^_^
Demain, week-end (enfin!), mes parents viennent passer la journée sur Lille. Je les rejoint le matin, puis le midi on ira au restau avec les parents de Lise et de Yann.
On s’envoit des mails, avec mon père ET ma mère, c’est sympa. J’ai envie de mettre un mail de maman d’ailleurs, car ça lui ressemble je trouve:
« Bisous Chloé .
Alors , a tu passé un bon week-end ? es tu sortie pour aller au cours
de dressage de Chipie par ce temps pas terrible .
Tu vois , mon téléphone est au repos mais pas intramail .
Nous ce week on est pas sorti , Danièle travaillait .
On a téléphoné à Danièle et Alex de Chemilly .
Ils ont demandés de tes nouvelles .
Yier , on a mangé la galette chez G Mère V et Marianne .
Tout c'est bien passé , G M V n'avait pas le moral , elle ne veut
plus sortir et ne voulait pas aller à sa sortie mercredi .
Toutes les deux également nous demande de tes nouvelles même Emeline .
G M MN toujours pareil , elle te passe aussi le bonjour .
Gros bisous CHLO CAR JE DOIS TOUT DE MEME TRAVAILLER . »J’ai fait les soldes mercredi matin (je passe sur l’accident juste avant le passage du car sur le pont, et le retard d’1heure…), j’ai trouvé ma doudoune à 1-2-3 (Lise et sa mère ont dit qu’elle était trop jolie ;-)), des bottes et… un sac Lancel. A 50% de réduction, soit 190 euros, au lieu de 400. Gros dilemme, et j’ai finalement craqué. Après tout, il me restait beaucoup d’argent de Noël. Mon premier sac Lancel.
Le voici, il est trop beau!^^

Sinon j’ai vu beaucoup Lise cette semaine, et je l’ai accompagné plusieurs fois chez le médecin (Yann qui lui dit de s’assoir entre nous deux à la salle d’attente, pour qu’on puisse discuter ^^. Les rires en entendant Nolwenn Leroy chanter, car délire là-dessus comme je suis bretonne), et au labo; car elle est malade (plus maintenant, là il ne lui reste « que » des boutons qui la démangent) et on ne sait toujours pas ce que c’est. Résultat lundi soir normalement. VRAIMENT!
Pour Ludovic… RAS.
En fait, vendredi dernier, Fred ne l’avait pas invité (il a dit qu’il était dur à attraper d’ailleurs…), et du coup on devait se faire une boite ce soir, sauf que Lise est malade, donc annulé. Comme Marine n’est pas là le week-end prochain, puis ça sera le week-end pré-concours, c’est pas demain la veille.
J’avoue que ça me blase un peu. Mon intérêt diminue. Et mon espoir de vivre une histoire d’amour s’est à nouveau effondré.
:: Jeudi 05 Janvier 2012 ::
Take a leap of faith
On est ENFIN allées voir Happy New Year avec Lise, hier après-midi. A l’UGC de Lille en plus, du coup c’était en VO, trop bien.^^ Et le film, j’ai adoré, c’était comme je pensais. Ca parlait d’amour, mais aussi de nouvel an, de nouveau départ, d’espoir et de rêve. Et puis New Years’ Eve à New-York, ça a juste l’air trop GENIAL. Faudra que je le fasse!;-)
J’ai bien aimé les différentes histoires, et je me suis retrouvée dans la plupart des personnages. Je me suis retrouvée dans celui de Michelle Pfeiffer (j’adore la scène finale où elle danse avec Zac Efron, et se lâche petit à petit), avec sa timidité, sa fragilité et sa liste de choses à faire avant 2012. Je me suis retrouvée dans l’adolescente qui veut à tout prix aller à Times Square pour le réveillon, car elle va surement embrasser enfin la garçon qui lui plait; dans celui de sa mère, Sarah Jessica Parker, qui oublie de vivre pour elle aussi; je me suis retrouvée dans le caractère rancunier de Katherine Heiggl. Et surtout, cette phrase adressée à Josh Duhamel, à propos d’un RDV un an après, « En fait il n’a pas peur qu’elle ne vienne pas, il a peur qu’elle vienne ». Tellement moi. D’où ce titre, take a leap of faith, avoir le courage d’y croire, oser espérer, et se lancer aussi, VIVRE.
Ce sera mon film officiel avant le nouvel an, c’est sur!!^_^
Demain soir, on va passer la soirée chez Fred (à la base, pour finir les bouteilles qui restent du nouvel an hihi). Lise n’a même pas eu à « travailler » beaucoup pour moi, car c’est lui-même qui a demandé à Lise si elle s’entendait bien avec John et Ludovic, et s’il pouvait les inviter.
Donc ils seront là aussi tous les deux. Ou pas. Peut-être qu’il n’y aura que John. Et franchement, comme le personnage de Josh Duhamel, je redoute peut-être plus qu’il vienne que le contraire. S’il ne vient pas, au moins ça sera une histoire classée, et on n’en parle plus. S’il vient…
Ce qui est sur, c’est que demain je vais stresser comme une malade. Hihi. J’ai déjà dit à Lise que j’avais rien à me mettre en plus (oui, car le souci c’est que pour le nouvel an j’avais emprunté une superbe robe Morgan à Lise, qui fait des supers formes, donc bon, j’imagine la déception…), elle m’a montré des hauts.
On va voir ce que ça donne. Ou pas.
Edit
J’ai appelé ma grand-mère ce matin, pour la bonne année. Ca a duré 1mn 30, mais elle était trop contente. Ca m’a fait plaisir.
:: Mardi 03 Janvier 2012 ::
Nouveau départ
Je crois que ce titre n’a jamais été plus à propos qu’aujourd’hui.
Alors, par où commencer? Par le début peut-être? ;-)
Je suis revenue ici (ici voudra dire dans le nord maintenant ;-)) vendredi, avec papa. Jeudi soir on était tous les trois à la maison, et papa avait voulu faire un petit repas spécial pour marquer le coup (ça a donné foie-gras, ailerons de poulet, galettes de pommes de terre aux lardons, tartare et tarte au citron meringuée ^^). J’avoue que je ne réalisais pas vraiment que je repartais. Enfin, que je partais probablement définitivement. Je crois que je m’étais bien habituée aussi pendant les 10 jours en décembre, du coup j’étais pas stressée ou angoissée (peut-être grâce à l’ambiance des fêtes). Et pour l’instant je ne réalise toujours pas je crois. Il m’arrive juste parfois de penser à mes parents, en me disant que ça va nous changer quand même.
Papa a donc pris le train avec moi, on s’est rejoint sur le quai, puis on est arrivés à Lille vers 13h. Il y avait Lise, mais aussi ses parents et son frère. On a mangé à l’Omnia (cadre très agréable avec les banquettes rouges… C’était un ancien cinéma de films X apparemment. Hihi), posé ma valise et mes sacs, puis fait un tour dans Lille. Papa a racheté des gaufres chez Meert aussi. ;-)
Puis on l’a raccompagné à la gare, il est parti dans le train, on est restés un peu, et j’avoue que là ça m’a fait tout drôle, j’ai même eu envie de pleurer d’un coup. Mais il y avait les autres, je me suis retenue ;-).
En rentrant, Lise m’a donné un sac que lui avait passé mon père pour moi. Il y avait un calendrier Sempé. Sauf que, ça je ne l’ai vu que le lendemain, dans le sac il y avait aussi une carte, avec de l’argent, et surtout des mots de tout le monde (mes parents, Danièle, Juddy et Stéphane), trop adorables, je ne m’y attendais pas, ça m’a énormément touché (plus que le calendrier lol). J’ai à nouveau failli pleurer dans ma chambre quand j’ai découvert ça.;-)
Ca me manque déjà les repas à plusieurs, avec les jeunes. Je les aime. Tous. <3
Samedi soir, c’était le réveillon. Et c’était vraiment… TROP BIEN!!! ^_^
Moi j’étais déjà contente de rencontrer des nouvelles personnes (des potes de Fred jamais vu donc), mais les jours d’avant c’était un peu retombé (je ne parlais pas non plus de la catastrophe du film Happy New Year (bon si ok, en deux mots, la bobine a bloqué après 3mns de films, on nous a fait sortir de la salle du ciné, et la séance d’après le problème n’était toujours pas réglé, merci le ciné des Halles qui est censé être le plus grand cinéma; et ici on a pas pu le voir non plus car Lise repoussait à chaque fois, dégoutée!!! Mais demain aprèm on y va toutes les deux normalement. Sinon j’irais jeudi, seule!)), surement car Lise n’était pas très motivée.
Et finalement, c’était trop bien.
Au début, c’était un peu particulier, car notre groupe est arrivée en premier (Lise, Yann, Eliane qui n’arrêtait pas de critiquer Serge (ils sont en train de divorcer, et dans les pires conditions qu’il puisse exister), sa fille Lucie, Benoit et Jennifer, puis Séverine et Steve juste après), donc on s’est naturellement posé sur le canapé. Et en face, il y avait donc les potes de Fred que tout le monde ne connaissait pas, John, que je connais donc un peu, et Ludovic, que je ne connaissais pas. Je parlais surtout avec Eliane, qui n’allait pas très bien, mais arrivait à faire de l’humour, Fred a commencé à nous servir son cocktail rhum-sucre de canne-orange, puis Ludovic nous a resservi un deuxième verre… Je me sentais un peu mal de les laisser de côté lui et John, je trouvais pas notre groupe très intégrateur pour le coup (et en plus j’avais surpris à quelques reprises le regard de Ludovic sur moi). Du coup, en me levant pour aller reprendre quelques toasts au foie-gras (hihi), je me suis retrouvée à côté de Fred, John et Ludovic, et on a commencé à parler. Puis Fred est reparti et je me suis retrouvée avec John et Ludovic. Je ne sais absolument plus comment notre petite discussion a commencé, mais c’était très sympa comme moment. On a parlé un moment (je me sentais bien en plus^^. Attention, peut-être qu’en 2012 Chloé sera sociable!!hihi), et rigolé surtout. Quand ils ont reparlé de leurs vacances cet été (cf. la mauvaise intuition de Ludovic juste avant de rentrer dans une attraction à Luna Parc, comme dans Destination Finale 4) notamment. J’ai appris aussi que Ludovic était prof de sport, il disait que c’était mieux de passer les concours de l’enseignement privé, car là on avait le choix des lieux d’affectation. Et aussi, SURTOUT, il a raconté (une nouvelle fois) son histoire comme quoi il avait passé la nuit dehors pendant des vacances au ski. Il s’était perdu, était tombé dans torrent, puis a fini par passer la nuit sous un arbre. Il disait qu’il s’était souvenu qu’il ne fallait surtout pas dormir (Fred et moi on rigolait en disant que nous on aurait dormi en se disant « on verra demain »… lol) et avait fait sonné sa montre toutes les heures. Une histoire digne de 27 Heures. Hihi. La joie qu’on dû ressentir ses parents en le retrouvant le lendemain matin n’empêche… Il disait que toute la nuit il n’avait pensé qu’à eux, qu’il fallait qu’il survive pour eux.
Bref, je ne sais plus à partir de quel moment, mais disons que ce cher Ludovic ne m’a laissé indifférente. ;-) Il a un côté intéressant, un charme, un certain « je ne sais quoi » qui m’attire. ^^
J’ai cherché aussi 1h avant minuit un jingle à mettre pour la bonne année, sur You tube, mais il y avait pas grand-chose. Eux deux insistaient pour que je mette celui de la compagnie créole (oui, j’ai encore fait DJ pendant une bonne partie de la soirée (avant que Ludovic ne me relaie, et fasse bien mieux que moi, hum hum), car les play-lists de Fred, voilà quoi…), mais je voulais mettre quelque chose de moderne. J’ai cédé finalement, car il n’y avait rien de bien de toute façon, et c’était très sympa d’ailleurs. On a tous gueulé au son de la compagnie créole, il y en a qui sont allés à la fenêtre, on a mis des chapeaux, balancé des cotillons et on s’est tous fait la bise. Quelques temps après sont arrivés Simon et Lucia, sa copine, qui est aussi la sœur de Ludovic. Ca faisait un petit décalage, car nous on était bien dans l’ambiance, et le fait qu’ils arrivent tard parce que soi-disant ils avaient d’autres plans aussi, ne nous a pas donné trop envie à Lise et moi de faire des efforts d’intégration. Mais Simon est quelqu’un de très social en fait, et lui est allé parler à tout le monde, donc ça n’a pas fait clan à part. Sauf Lucia qui était sur le canapé et avait l’air de se faire chier.
On a commencé à bien danser donc, et c’était parti pour la soirée. ^^
Puis à un moment j’en ai eu marre de faire le DJ, j’avais plus d’idées, il n’y avait plus beaucoup de monde qui dansaient (oui, mon talent de DJ est à redéfinir lol), donc j’ai arrêté. Et comme il n’y avait plus rien, Ludovic a pris le relai, et là, c’était génial. Parce qu’il a mis Sous les Sunlights des tropiques (j’étais aux anges), les Démons de minuit etc. Plein de vieux trucs qui font toujours autant danser. C’était trop marrant quand Lise m’a dit « tu verras, la prochaine ce sera Le Jerk! », et qu’en effet, ça a été le cas.
Il y a eu aussi des slows malheureusement (hihi). Je suis allée assez rapidement aux WC (non, mon traumatisme des slows n’est pas réglé) et j’ai entendu quelqu’un dire « Elle est où Chloé? » (C’était Simon), et Fred répondre « Elle fait caca! » (lol). Mais après deux slows je me suis décidée à sortir, quand même, et Simon m’a invité. J’ai dit que j’aimais pas ça, mais il disait que c’était pour me remercier (Lise et moi) pour les délicieux cup-cakes qu’on avait fait, donc bon… Puis après c’est Ludovic qui m’a invité. Il y avait John aussi, mais je ne sais plus trop comment ça s’est passé, mais il s’est retrouvé tout seul (il est aussi allé aux WC du coup. Lol. Puis Lise a dansé avec lui. Simon insistait pour que quelqu’un danse avec lui…). J’avoue que je préférais danser avec Ludovic. ^^ On a rigolé car il disait qu’il avait toujours une main de libre quand il dansait, comme son père. J’ai dit que c’était pour tenir le verre. Puis après il a mis ses deux mains sur ma taille. Mais, il y a toujours un mais avec moi, je n’ai pas fait vraiment fait d’effort pour qu’il y ait un réel rapprochement. Eh oui, Chloé sera toujours super névrosée en 2011.hihi. Il m’a dit aussi au début du slow qu’il avait entendu que j’aimais pas les slows, c’est con, mais m’a touché, le fait qu’il s’y soit intéressé. Je me suis dit que peut-être il s’intéressait à moi donc… (film, première partie lol)
Puis après j’ai dansé un slow avec Fred, très rapidement, et les slows se sont finis. On a recommencé à danser, puis on a fini par rester à 5 sur la piste, John, Ludovic, Lise, Fred et moi (comme souvent en fait, même si ça change un peu. Mais y a toujours Lise, Fred et moi ;-)). Et là, Ludovic a commencé à mettre Ozone (ça, c’est le début de la fin lol), puis des tubes des années 90, tous les boys-band, I’m a Scatman etc., et on a passé un SUPER moment. C’était vraiment trop énorme de voir les mecs chanter et danser sur les boys-band, et être à fond. John a défait sa chemise pour Baby-come back, et ils faisaient tous les trois des chorées à mourir de rire, c’était excellent.
On était tous à fond, on arrêtait pas de gueuler en même temps « Oh, ça c’était mes premières boums!! », c’était top. Malheureusement, vers 5h Yann voulait partir (surtout que les autres étaient tous sur le canapé depuis un moment c’est vrai), donc on a dû les laisser, très dégoûtées. La dernière chanson c’était Gala (« Mon premier single!!!! » ;-)). On serait bien restées bien plus longtemps toutes les deux. Apparemment Fred a dit qu’ils se sont arrêtés vers 6h et demie, en regardant des clips d’Alizée…lol.
[Ah oui, j’ai oublié de dire aussi que Fred avait mis une pancarte sur le mur où il y avait l’ordi sur laquelle était inscrite qu’il ne fallait pas mettre ses verres sur le bureau. Il a dit que c’était toujours moi en plus. Et quelques minutes après, j’étais devant l’ordi et je suis partie chercher mon MP3 à sa demande, et… je venais en effet de poser mon verre. Lol. Il a dit « non, mais en plus juste devant moi comme ça, j’hallucine! ».]
J’ai dormi avec Eliane, sa fille Lucie était aussi dans la chambre sur le lit d’appoint, et puis y avait aussi Benoit et Jennifer qui ont dormi sur le clic-clac. On a déjeuné puis Benoit et Jennifer sont partis vers midi. Ensuite on a commencé à regarder le deuxième film Twilight, et on a mangé du poulet (j’avais trop faim et c’était trop bon!;-)). J’ai appelé un peu Eva, puis Eliane et Lucie sont parties, vers 16h.
On est allés alors chez les parents de Lise, petit verre de muscat de 1962 (ils ont trouvé ça trop bon mais moi j’aime pas le muscat, même vieux, donc j’ai pas trop apprécié hihi) et biscuits apéro. Puis eux deux sont aller voir leur voisin pour leur souhaiter la bonne année, jusqu’à 19h30. Ensuite on est allés chez les parents de Yann et on a mangé finalement chez eux (ce que j’espérais car je commençais à avoir trop faim ;-)), et j’en pouvais plus. Faut dire que je me suis gavée à l’apéritif déjà, avec les toasts magret-roquefort et les pistaches, donc avec les coquilles Saint-Jacques au beurre d’escargot et l’énorme tranche de tournedos (super tendre par contre, un régal!), ça faisait beaucoup. J’ai pas fini mes pommes de terre du coup, et j’ai mangé vite la buche pâtissière, car j’en pouvais plus, j’avais trop mal au ventre et je pensais que j’allais vomir. Lol.
Le soir on était KO, alors Lise et moi on a remonté l’ordi dans « ma » chambre pour regarder Où sont passés les Morgans, mais on a finalement fait le débriefing de la soirée. C’est parti du fait qu’elle avait entendu le matin que j’avais dit à demi-mot à Eliane que j’étais pas intéressée par John, mais peut-être par Ludovic… Du coup on a beaucoup parlé de lui (Lise aussi trouve qu’il a du charme), puis on a parlé de la soirée et décripté les différentes personnes, surtout les nouveaux. On pense toutes les deux aussi que Simon a l’air gentil, mais un peu trop pour être vrai… On s’est couchés vers 1h du mat pour finir.
Et hier ça a été une journée tranquille. On a fait une grande balade Lise et moi avec Chipie l’après-midi, j’étais KO.
Et dans la soirée on a commencé à regarder SATC 2, puis Yann nous a préparé des Cosmos, avec des toasts aux homard et à la mortadelle, c’était cool!;-) (même si au début j’étais dégoutée car la sortie Happy New Year avait encore été reportée…). On a mangé puis repris le film et on s’est couchés vers 23h. J’ai emprunté le livre Le secret à Lise. On a dit qu’on s’inscrirait à la bibliothèque. Et allant dans sa chambre, je lui ai dit bon courage pour la reprise, et elle m’a dit « de toute façon on se voit demain soir! » ;-).
Pour l’instant ça va du coup, j’apprécie la « coloc » et je ne ressens pas le besoin d’être seule. J’apprécie nos moments en groupe et d’être entourée.
Et puis, il y a bien sur cette rencontre qui ouvre une nouvelle perspective. Pour être honnête, je ne sais pas du tout ce que ça va donner, et même si ça va donner quelque chose. Il y a de grandes chances pour qu’il ne se passe rien du tout en raison de mon côté névrosée, ou tout simplement car je ne l’intéresse pas; mais ce qui me rend heureuse, c’est d’avoir à nouveau de l’intérêt pour quelqu’un. Un coup de cœur. Ca ne m’était pas arrivé depuis tellement longtemps. La dernière fois c’était en 2009, et encore, c’était l’affaire Clément. Compliqué et prise de tête dès le début.
Et de penser très souvent à quelqu’un, d’avoir envie d’en savoir plus sur lui, de ressentir des petits trucs quand on pense à lui, ça change la vie. Même si il ne se passerait rien au final, c’est pas grave, car en attendant ça fait tellement de bien d’avoir quelqu’un dans la tête. J’aime.
Edit
En parlant de mon côté névrosée, je lui ai foutu un gros vent en lui disant entrevoir d’ailleurs, en voulant regarder le nom de la chanson au moment où il se penchait vers moi pour me dire entrevoir. Sacré Chlo…
Edit 05.01
J’ai reçu une lettre de Laure hier. Une petite carte de bonne année (elle me traite de lâcheuse ;-)), avec du fard à paupière bleu-vert. Trop adorable!!^^
:: Mardi 27 Décembre 2011 ::
Goodbye 2011, Hello 2012
2011, c’était tout d’abord l’Australie. Partir par un temps glacial. Le trajet en avion super long, au cours duquel j’ai pas arrêté de flipper. Retrouver ma Eva après plus de deux mois sans se voir. Le premier petit-dèj tous les trois (avec Chris) dans le super camping d’Adelaïde, avec les pancakes, et cette petite brise très agréable. Découvrir sous le soleil les palmiers, les grands arbres, les superbes maisons, les pigeons colorés à crête qu’on a appelé les Pigeons Tectonik, la plage du camping, première fois que je découvre ces plages aux eaux claires. Les grandes rues qui me font penser aux Etats-Unis, le paradis K-Mart, Woolworths, l’apéro pour mon arrivée, la découverte d’Adelaïde, la superbe plage de Glenelg, le soleil et la chaleur. Le pieds tous les trois. Puis l’arrivée de Sandrine. La soirée avec les français, les fous rires au jumping pillow, comme de vrais gamins. Le « fruit du dragon », les sushis dans les Foodcourt. Kangaroo Island, avec malheureusement trop de mauvais temps à notre goût, ce qui rend les plages un peu moins belles. Les kangourous dans les champs, le koala vu par Chris. La koala walk, et les wallabies vus de très près, ceux qui étaient tout près de notre tente aussi, ou pendant la petite rando à la recherche des platypus. La « grande bleue » sur les routes rouges, « unsealed ». Little Sahara. Les plages magnifiques. Remarquable Rocks, Admirable Archs. La rando qui nous amène à une plage déserte. Se baigner dans les eaux claires, sauf quand il y a des vagues (le courant est totalement différent d’en France. Les vagues ne sont pas forcément grandes, mais hyper violentes). La cohabitation pas toujours évidente. Le retour à Adelaïde, la soirée alcoolisée et le coucher de soleil sur la plage, les triple burgers d’Hungry Jack (un peu écœurant hihi), le départ pour l’Outback. Le camping dans les terres rouges. Les Flinders Rangers, la rando dans les montagnes où on se croirait dans Indiana Jones, surtout quand on a été « attaqués » par des fourmis rouges coriaces, celle qui était collée à mon lacet. Le camping en plein de milieu de nulle part, avec un trou comme toilettes (et des arbres lol). Le petit fou rire avec les lingettes à Eva. Lire le livre des sœurs Kardashian. Les mouches TROP CHIANTES. L’apéro tous les soirs, dans les verres en plastique. Ecrire des cartes, très rarement, et mon carnet de voyage, régulièrement. Pour pas oublier, car c’est exceptionnel de pouvoir voir tout ça. La rando de 8kms et la discussion sur les blogs avec Eva. Le sac rempli de mouches. Le retour une troisième fois à notre camping d’Adelaïde, toujours au même emplacement. La soirée vin-fromages. Retourner à Glenelg. La dernière soirée ensemble et Chris et Eva qui me raccompagnent à l’avance à l’aéroport.
Partir donc à nouveau seule, à Sydney. Le stress pour l’aéroport, mais tout se passe bien, en ½ heure à peine je suis dans la salle d’embarquement, avec mon magasine People. Malgré le fait que j’ai été soumise (plus ou moins volontairement) à un nouveau test technologique. Arriver sous le ciel gris, un peu dégoutée. L’embrouille avec l’auberge de jeunesse, la réservation pour ma chambre solo annulée, se retrouver donc dans une chambre avec trois autres filles. L’anglaise super sympa, qui venait de Londres, adorait Paris et passait un an en Australie, en bossant. Parler en anglais et réussir à me débrouiller, en être toute contente. Lui donner mes anciens People, ce qui la ravit. Comprendre également ce qu’elle dit au téléphone, sans trop écouter non plus. La française aussi, avec qui je parle un tout petit peu en anglais, puis dit que je viens de France. « Ah mais toi aussi t’es française?! » Etre contente que ce ne se soit pas vu tout de suite. La première nuit assez difficile, la solitude et les quelques dues aussi en grande partie au changement de plan pour la chambre. Sinon, passer mes journées dehors, partir vers 8h et rentrer vers 22h. Les nombreuses marches à travers la ville, le métro. Mon planning soigneusement élaboré à l’avance, et les changements selon le temps (qui change tout, c’est le cas de le dire). Le centre ville, le Queen Victoria Building et les arcanes Victoria, la salade dans la Sydney Tower (par hasard), le trajet en bus de mon auberge à Bondi Beach jusqu’à Bondi jonction, voir les jolies maisons et les gens qui vont travailler sous la chaleur. Le retour en bus depuis le centre jusqu’à l’auberge. La fois où j’ai pas vu l’arrêt dans la nuit et ait fini tout au nord de Bondi beach. Ma peur en remontant le long de la plage. La pluie et mon parapluie rouge fraichement acheté (un parapluie comme souvenir d’Australie, qui l’eut cru?;-)). L’Opéra, Circular Quai. La station « Town Hall » du métro, où j’entends à chaque fois « tunnel ». Le zoo, mon émerveillant à la découverte de tous ces animaux, et la photo avec le koala, moment très particulier, génial. Le guide écossais qui me fait la discussion et avec qui on rit. Le soleil qui revient enfin. En profiter pour aller à Manly beach. Le voyage en ferry que j’ai adoré. Se dire que des gens le prennent tous les jours pour aller travailler, sympa!;-). La petite balade et les supers maisons. Se poser, mais pas longtemps, car du coup il est déjà l’heure de partir. Monter en haut devant le ferry, et voir, tout à fait par hasard (mais pas pour moi! Je comprends pourquoi c’était bondé et pourquoi les gens s’étaient dépêchés de monter en haut. Mais c’est moi qui avait la meilleure vue! Héhé) le coucher de soleil sur le pont et l’opéra. Magnifique. Le tour vers les rocks, l’observatory parc, les quais et la marche sur le pont. Pas tout, car vraiment trop crevée. Ne même pas avoir le temps de lire les livres achetés du coup. Le t-shirt de rugby pour papa, trop contente quand j’ai trouvé. La longue balade le matin de Bondi Beach à Bronte Beach, en passant par Tamarama Beach. Mettre les pieds dans l’eau, pour le pacifique, mais les retirer très vite à cause des vagues. Filmer les surfeurs dans les grandes vagues, ça m’impressionne. La pizzeria avec le milkshake à la vanille trop bon, le quartier de Potts Point avec les supers maisons et la fontaine d’El Alamain. Ne pas manger à tous les repas, car souvent le soir j’ai plus faim. La dernière nuit dans l’hôtel super classe. Vouloir en profiter, mais finalement rentrer vers 22h dans ma chambre. Mon sundae caramel. Le petit dèj dans la chambre le lendemain, que je n’ai pas réussi à finir (et autant dire que les repas dans l’avion après, je pouvais plus! C’est vraiment trop écœurant n’empêche ces repas en fait), puis faire un tour dans la piscine, quand même. Etre toute seule, trop le pied. Faire un plongeon dans la piscine, puis rester dans le jacuzzi. Essayer le sauna, mais ça chauffait pas vite. Me détendre bien avant de reprendre l’avion. Le retour, le stress de l’avion, à nouveau, un peu atténué quand je regarde 27 heures et Never let me go (j’ai lutter pour ne pas pleurer sur celui-là! J’ai versé une petite larme quand même).
Revenir en étant contente, parce que j’en ai pris plein la vue, parce que c’était exceptionnel et que j’ai eu la chance de vivre tout ça.
Je n’ai rien écrit sur le joueb, la flemme, mais j’ai heureusement mon carnet de voyage.
2011 c’était donc Eva qui était loin jusqu’en aout. Etonnamment, c’était toujours celle qui savait ce qui se passait vraiment dans ma vie, et me soutenait. La plus proche. As always.
2011, c’était ma dernière année de fac. Et de stage (yes!!!^_^) C’était un stage qui m’a confronté à la fin à un évènement très difficile, me convaincant que je ne pourrais pas travailler en maison de retraite. C’est trop remuant. Et déprimant.
C’était bosser comme une folle pour mon mémoire et le rapport. Enchaîner les épisodes d’HIMYM pendant les petites pauses. Ne pas être satisfaite au final de mon travail, mais j’arrive pas à faire mieux. Avoir très peur de résultat, me mettre davantage dans la perspective que je ne l’aurais pas. Et puis finalement si. La soirée pour fêter mon diplôme fin Aout avec Eva. Les petits fours, le champagne et son diplôme fait maison.
2011, c’était revoir Pauline au job d’été, et passer de supers moments avec elle. Se taquiner, rire, parler de nos complexes, de la fac, de ses exs, de sa mère. Ses problèmes médicaux, dont elle ne parle qu’à moi aussi. Nos soirées chez sa tante, supers soirées. Sa petite frimousse. Se dite que même si on n’est pas beaucoup en contact pendant l’année, on se considère vraiment comme des amies. L’entendre parler de Chambéry et avoir envie d’aller la voir un week-end. Découvrir une nouvelle amitié, ou plutôt une nouvelle amitié qui s’approfondit. Ouf, parce que sinon je m’inquiète un peu de ne pas réussir à me faire de nouveaux amis…
2011, je suis repartie en vacances d’été. Même si c’était avec mes parents (je voulais en profiter avant mon départ dans le nord, et j’avais besoin de vacances calmes. Et pas chères. lol), ça m’a fait du bien, ça m’avait énormément manqué en 2010. (d’où le petit pétage de câble par la suite)
2011, c’était le vide sentimental. Juste le RDV avec John, qui n’a rien donné de concret. Après j’ai été débordée par mon mémoire, donc je l’ai un peu zappé. Faut dire que je n’avais pas eu de coup de cœur aussi. Aucun coup de cœur justement cette année. Je crois que j’étais vraiment absorbée par mon mémoire aussi. Et puis les rencontres se font de plus en plus rares. J’espère qu’en 2012 ça va changer. Je veux vivre une histoire, même une petite. A moi de me bouger.
Et puis 2011, c’est l’année de la fin de mes études, et de mon déménagement dans le nord.
Et sinon, en France et dans le monde, c’était aussi l’affaire DSK, le tremblement de terre au Japon, la révolution égyptienne….
2012, ça sera l’année du changement, forcément. Du gros changement. Je ne sais pas du tout de quoi sera fait ma vie. Quel travail j’aurais, où je vivrais (c’est pas sur en plus que je reste dans le nord)… Le concours en janvier, puis recherche de boulot. Les annonces « Alerte chômage » ne me rassurent pas non plus. Ca va être assez galère comme année je pense. Et l’année de la dèche aussi. Hihi. Oui, surtout que j’aurais plus la carte sncf (argh!).
Et aussi, puisque la vie c’est aussi les projets, dans l’avenir, cette année ou bien après, j’aimerais :
- Survoler New-York en hélicoptère
- Faire une crémaillère
- Aller à Ibiza
- Faire un road-trip aux States
- Reprendre la danse
- Danser au carnaval de Rio
- M’acheter des chaussures Miu Miu (ou pas… A voir)
:: Lundi 26 Décembre 2011 ::
Mes Années Fac
--> Attention: pavé!!
Actuellement je prépare le concours, puis je chercherai du boulot, la fac c’est officiellement terminé.
Je voulais écrire un petit article dessus, car la période des années fac a été très importante dans ma vie. C’est d’ailleurs au cours de ces années que j’ai commencé à bloguer ;-).
La fac, c’était vraiment le bon temps. Bon, c’est vrai, les deux dernières années ont été plus difficiles, et j’avais étonnamment hâte d’en finir; mais sinon ça a été une super période.
Même si je vivais toujours chez mes parents, la fac m’a donné une certaine liberté, j’ai rencontré plein de gens, me suis fait de vrais amis avec qui j’ai vécu des putains de bons moments, j’allais à des cours qui me passionnaient (bon, ça, c’était surtout en psycho!hihi), c’était l’insouciance, la liberté. Ma jeunesse « dorée » .^_^
D’abord, il y a eu les deux ans d’AES.
Je sortais tout juste d’un lycée privé, dans lequel j’ai passé des moments horribles au lycée; je n’avais qu’une hâte en terminale, me barrer de ce lycée de merde et être avec Eva, pas avec ces gens avec lesquels je n’arrivais pas à être moi-même, ces gens avec qui j’étais en parfait décalage. Et ces profs horribles.
Je débarque donc à la fac toute légère, je suis avec Eva, et c’est effectivement le bonheur que j’avais tant attendu. On passe nos journées à se marrer, on reprend inlassablement les délires des Inconnus et un peu Groland, on se fout de la gueule de certaines personnes mais aussi et surtout de nous, on mate les beaux gosses à qui on donne des surnoms: Playboy, Dylan et parfois le nain (qui nous aura également fait trop rire avec sa petite voix). Les dames de la cafét nous font trop rire également, avec leur amabilité légendaire (cf. « C’est pour quoi?!!! »).
On s’organise avec deux filles qui trainent tout le temps ensemble elles aussi pour qu’elle nous prenne les cours du lundi aprèm, et nous en échange ceux du jeudi, donc on sèche parfois.
Les cours sont franchement chiants (surtout qu’organisés par bloc de 3h), mais on en profite pour ne pas arrêter de se marrer. On s’écrit plein de mots sur nos feuilles, on ne fait que délirer, on ne suit pas toujours le cours et on quitte parfois l’amphi avant la fin.
Il n’y a qu’en cours de droit où on n’a pas trop le temps de rigoler, étant donné qu’on passe les 3h à gratter ce que dit le prof, mot à mot. Mention spéciale du cours le plus chiant.
En TD on est également ensemble, on rigole gentiment du prof d’anglais, et surtout du fameux Bébert, chargé de TD de droit, qui a essayé désespérément de nous faire apprendre la différence entre droit public et droit privé, qu’on avait toujours pas assimilé après un semestre… (et quand on tremblotait de peur qu’ils nous interrogent nous sur cette fameuse question « Qu’est-ce que le droit public? », et qu’on entendait alors les mouches voler)
Bébert et son énorme portable qui s’est mis à vibrer et qui a répondu tout gêné, surement sa copine. Un prof gentil en fait, et attendrissant. Mais prof de droit…
En TD de sociologie on a fait aussi la connaissance d’Anne. On était réunies pour un exo à faire à trois, et le courant est tout de suite passé. On a commencé par un bon fou rire (sur ce petit Chan, mais impossible de me souvenir pourquoi exactement…), et c’était parti pour une très belle amitié.
Toutes les trois, à passer notre temps à rigoler (la plupart du temps à se foutre de nous, la plupart du temps surtout à se foutre de MOI.hihi) et à avoir de pures de discussions de filles. On mangeait ensemble au restau U où on n’arrêtait pas de se faire remarquer, car on faisait trop de bruit. On s’appelait les Drôles de Dames, Eva c’était Dylan, Anne c’était Alex, et moi Nathalie. Et même, pour les 20 ans d’Eva, on lui a fait une banderole toutes les deux « JOYEUX ANNIVERSAIRE Dylan, de la part d’Alex et Nath », grosse banderole qu’on a accroché à l’entrée de la fac; puis elle nous a rejoint pendant mes oraux (j’étais pas trop stressée du coup hihi), a soufflé une bougie sur un gâteaux acheté au distributeur, et on a à nouveau parlé, et rigolé. Je m’en souviens qu’on parlait d’épilation des jambes dans le couloir où les gens attendaient de passer l’oral…;-)
Pour mes 20 ans, on est sortis dans un bar parisien où il y avait des stripteaseurs, l’American Dream. On a trop rigolé en voyant la perruque afro d’un des mecs, ça cassait tout. Et on a fini en boite à la Scala, Anne demandant au DJ de changer la musique (pourri, personne ne dansait!); après un détour dans un café à parler avec des américains et à se prendre en photo avec eux (deux très cute!^^). On a dormi à l’hôtel, près de l’Opéra, et le lendemain j’avais partiel de gestion à 9h. (hé ouai, j’avais un partiel de gestion le jour de mes 20 ans! C’est ça d’être née en juin…)
Pour mes 21 ans, on était allées au restau toutes les trois à Paris, Buffalo Grill, on avait aperçu de loin Michael Youn. J’étais bien avec toutes les deux, à tous les coups c’était des tonnes de rire mais aussi des discussions sérieuses.
Après je nous comparais plutôt aux filles de Sex & The City. Leurs discussions toutes les quatre me faisaient énormément penser aux nôtres. Leur relation. Leur complicité, leur soutien mutuel. Le fait qu’on passait beaucoup de temps à rire et ne pas se prendre au sérieux, mais aussi que nous pouvions parler de vraiment tout, sans gêne et tabou; et qu’on se soutienne mutuellement. C’était une belle amitié.
En deuxième année, je continue tandis qu’elles redoublent, mais ça ne nous empêche pas de nous voir souvent. On mange ensemble au restau U, je sèche parfois la fin des cours avant le repas, ou ceux de l’aprèm, après le repas. ;-)
Je vois aussi parfois Anne seule. A la fac, ou en dehors, pour un bowling, un ciné ou un restau. Je suis tombée amoureuse (enfin, à relativiser maintenant!hihi) du fameux playboy, et je lui parle beaucoup de lui (elle s’amuse aussi un aprèm à lui écrire une lettre d’amour de ma part trop marrante), tandis qu’elle me parle beaucoup du mec de son église. On parle aussi de nos problèmes avec les mecs donc, et de notre peur de rester célibataire à vie. On s’encourage mutuellement. Soutien et écoute.
Elle me racontera plus tard en exclusivité sa première fois, à l’hôtel, et nous parlera à Eva et moi de son mec plus âgé, n’ayant pas peur qu’on la juge.
On s’était promis de rester en contact, que ça durerait pour la vie. Mais nos chemins se sont éloignés. J’en garde cependant un super souvenir.
La fac, c’est aussi le début pour moi de ma « resocialisation ». Je parle avec plein de gens cools, je fais plein de connaissances, rien à voir avec le lycée où les mentalités étaient complètement différentes. Les gens sont cools, sans prise de tête.
Je me souviens de longues aprèms, ou journées à la BU, avec une grande tablée de personnes différentes, d’AES, de droit et d’Eco gestion, à rigoler, et à ne pas beaucoup travailler. On a du sortir une fois ou deux… Des supers moments.
La plupart du temps, c’était des connaissances d’Eva (de son lycée), puis y avait aussi la copine d’Anne (Solène), et aussi quelques connaissances à moi de seconde année.
En seconde année, je trainais d’abord avec Emmanuelle, une guadeloupéenne qui faisait déjà partie d’un groupe; puis on s’est peu à peu éloignées. Le courant ne passait plus trop. En plus j’avais rencontré Aude, avec qui je préférais désormais passer mon temps.
Aude, c’était une grande rencontre aussi. Une fille tellement particulière, avec une vie tellement différente, que c’en était super enrichissant. C’est fait aussi pour ça la fac, pour s’ouvrir à autres choses, de nouvelles perspectives. Et c’est-ce que ça m’a fait avec Aude, la découverte d’un nouvel horizon. Et c’était super fun.
Moi qui la croyais timide quand je la voyais de loin, j’ai découvert grâce à un oral (pour lequel on a toutes les deux signé la feuille d’émargement et refusé de passer. Cours de finance publique, je rectifie, c’était celui-là le plus HORRIBLE! Et puis 80 pages à apprendre par cœur, euh non, ça va pas être possible!) que ce n’étais absolument pas le cas. Ce n’était peut-être pas le style girly, elle ne trainait alors avec personne; mais c’était pas par timidité, par choix je pense. Et parce qu’elle ne venait pas tout le temps non plus.
J’ai passé de supers moments dans la chambre étudiante de son copain Julien, près de la station Luxembourg. J’avais redouté ce moment (nouvelle rencontre avec un inconnu…), et ça c’était super bien passé. Y a eu les catacombes bien sur, sans doute le truc le plus fou que j’ai fait de ma vie. 3h du mat dans un trou, avec personne, juste nous et nos lampes. Et des joints (que j’ai refusé. Pas judicieux d’essayer à ce moment là!lol). Je n’oublierais jamais la vision de l’eau clair vers la fin, quand ça faisait comme un puits en hauteur. Et l’eau jusqu’au genoux. Et les petites salles sombres. Et la peur de ne jamais en ressortir (d’ailleurs, elle m’a proposé une nouvelle fois d’en refaire d’autres, mais j’ai refusé, c’était trop pour moi!hihi). Y avait donc Aude, son mec, qui prenait le temps de faire ma connaissance, j’ai aimé, puis deux potes à eux. J’avais fini par dormir dans le lit une place d’Aude et Julien avec un des mecs, et eux deux sur un matelas par terre.
Elle m’avait parlé d’Irréversible, de Requiem for a dream. Elle fumait pas mal de joints, avait testé pas mal de drogues, sans être accro, et m’en parlait, mais sans se venter ou sans chercher à ce que j’essaie. Elle me parlait du cancer de son grand-père, qui lui donnait envie d’arrêter de fumer. Elle avait vraiment un univers différent du mien, mais elle était ouverte et on parlait bien.
Y avait eu aussi les soirée croque-monsieur devant Nouvelle Star le jeudi soir, des supers moments. Je la rejoignais à l’amphi (je n’allais plus à tous les cours lol), vers 19h, et on prenait ensemble les transports jusque la chambre.
Y a eu BlairWitch 2 aussi un soir, qui m’avait fait flipper, j’avoue. On avait parlé de trucs mystiques. On avait fait un mini Action et Vérité aussi une fois avant de dormir, tous les trois; je redoutais les questions, et finalement, Julien avait demandé si ça nous arrivait de nous parler à nous-mêmes, donc on avait parlé de ça. C’était différent, et super intéressant.
On a malheureusement perdu le contact très bêtement, je n’ai pas réussi à la joindre pendant plusieurs mois, et depuis plus rien. Je ne sais pas si elle a eu un problème de tel, surtout que j’ai changé de numéro ensuite; ou si elle voulait couper contact. Je l’ai revu une fois par hasard, elle travaillait au Mac Do des Halles, je n’ai pas osé lui parler. A quoi bon? Ca restera surtout un très bon souvenir.
J’ai donc poursuivi mon DEUG AES, et je l’ai eu, malgré mon O de Finances publiques et un 5 en gestion.
Cependant, dès la première année, j’ai compris assez vite que les cours ne m’intéressaient pas du tout. Et les métiers qui allaient avec, principalement des concours administratifs, ne m’intéressaient donc pas non plus. Je me suis beaucoup questionnée, j’ai beaucoup hésité, et finalement j’ai pris la décision courageuse de changer d’orientation. C’était courageux pour moi, car je ne suis pas du tout du genre à changer quand je suis insérée dans quelque chose. Et puis ça voulait dire aussi perdre deux ans.
Sauf que j’ai compris assez vite que ça ne serait jamais deux ans de perdu (ne serait ce qu’au niveau des rencontres, et puis aussi, soyons honnête, c’était la belle vie ;-)), et je me suis lancée, pour la psychologie. Qui m’avait déjà tenté en terminale, mais je n’avais pas pris ce choix, à cause des débouchés. J’ai fait une lettre de motivation me suis pris le chou pour transférer mon dossier d’AES à psycho (heureusement que c’était dans la même fac!!), et c’était bon, j’étais acceptée en psycho.
Parallèlement, à la fin de l’année, aidée grandement par Anne, j’ai fait une déclaration-suicide auprès de Playboy, je me suis pris un vent monumental (pas étonnant!). Ca m’a donc bien arrangé de changer de filière, ça aurait été trop dur de devoir me cacher de lui en AES. Même si Anne avait dit qu’elle lui casserait la figure, et qu’on avait commencé à élaborer avec Eva et elle certains plans pour l’éviter.hihi.
A 20 ans, une fois mon DEUG AES en poche, je commence alors ma première année de psychologie.
Eva arrête définitivement la fac, elle prépare un BTS diététique avec une copine. Mais elle viendra quand même me voir quelques fois à la fac (et on se verra bien sur en dehors). Elle m’accompagne d’ailleurs pour mon premier jour. Je me souviens de mon arrivée dans ce grand amphi, de plein de têtes inconnues, de rigoler comme des folles. De m’assoir sur la droite et de repérer un mec assez mignon, j’y reviendrais.
Anne arrête également la fac, pour préparer une formation externe en gestion, mais viendra également me voir quelques fois. On arrivera à manger ensemble encore quelques fois toutes les trois au Restau U, et on fêtera mes 21 ans toutes les trois au restau. Puis peu à peu on a perdu contact… Je crois que le fait que son mec était spécial y a joué. Pourtant c’était bon les plats africains préparés lors du pique-nique pas loin de chez moi. Mais je me souviens ne pas m’être sentie à l’aise.
J’arrive donc en première année de psycho, contente d’échapper à « Playboy » (lol), et espérant me faire de nouveaux amis. Et j’ai eu beaucoup de chance, car c’est effectivement ce qui s’est produit.
Il y a eu tout d’abord la petite blonde à qui j’ai parlé en attendant un TD, Caro. Elle faisait timide, gentille, elle avait encore à l’époque ses longs cheveux, qu’elle a fini par couper (très très courts même une fois, ce qui a fait qu’on s’est bien foutues de sa gueule avec Vanessa…) peu après. On n’était que deux devant la porte de la salle du TD (Il y avait Eva aussi pour l’anecdote, elle était venue m’accompagner), donc je lui ai demandé si il y avait bien cours. C’était le TD de psychanalyse. Une des rares fois d’ailleurs que Caro est arrivée à l’heure. Hihi. On a donc commencé à faire connaissance dans ce TD. Elle pensait au début que j’étais une fille sérieuse, je la voyais assez timide, on aura bien changé d’avis toutes les deux ;-). On aura fait ensemble quelques temps après un exposé sur une lecture de Freud, lamentable. On était toutes les deux super mal à l’aise, c’était comique. Et puis on avait pas bossé très longtemps dessus non plus. Je me souviens d’ailleurs du prof qui nous avait interrompu à plusieurs reprises au cours du TD parce qu’on bavardait. On n’était qu’une dizaine en plus, donc évidemment ça se voyait beaucoup.lol.
Et Caro m’a présenté les mecs avec qui elles s’asseyait dans l’amphi, dont elle venait de faire la connaissance. Julien et Yoan. Au début je n’osais pas trainer trop longtemps avec eux, je ne voulais pas m’incruster dans leur groupe. Puis j’ai arrêté ma psychose et je les ai rejoint définitivement, et me suis assise avec eux dans le côté gauche de l’amphi. Plutôt en haut, pour les retardataires (Mention Spéciale pour Caro. Elle est même arrivée en retard à un partiel d’ailleurs lol) et ceux qui discutent. On passait en effet beaucoup de temps à discuter pendant les cours, à rire, se chamailler, de vrais gamins. Caro n’arrivait pas à chuchoter en plus, elle parlait d’une voix normale, donc elle s’est fait quelques ennemis dans l’amphi.hihi.
Une fois le prof du cours d’introduction à la psychanalyse nous a interrompu, enfin surtout Yoan et Caro, qui se bâtaient avec un stylo, ils ont mis 5 minutes à se rendre compte que le prof leur parlait en plus, tout l’amphi nous regardait… Ce même prof qui nous a demandé à la fin d’un partiel, quand on rendait nos copies, si on allait boire un verre ensemble maintenant, avec un sourire, du style « ah, ces jeunes… » ;-).
Non, on n’est pas allés boire un verre, mais on est allés au Mac Do. Plusieurs fois. Je me souviens de tous les quatre dans la voiture de Yoan. De Yoan qui n’arrêtait pas de taquiner Caro. Des mélanges de sauce et du pari de la manger.
Quelques semaines après la rentrée j’ai croisé par hasard Playboy dans le petit forum. Et bizarrement je n’avais pas honte. J’étais même plutôt fière. Parce que j’étais avec Caro, Yoan et Julien, et on se marrait bien, je riais, j’étais moi-même (et je m’étais arrangée physiquement aussi, faut dire. J’avais enfin abandonné la coupe carré qui ne m’allait pas du tout, et avait commencé à me faire des mèches blondes). Julien m’avait arraché mon chouchou, Yoan courrait après Caro pour lui piquer son sandwich.
Je me souviens aussi d’une fois où on avait squatté une classe et on avait joué à Dessiner c’est gagné au tableau, en mangeant des bonbons.
Fin Novembre, Caro a fêté ses 18 ans, et nous a invité tous les trois. Julien n’a pas pu venir, mais Yoan et moi on y est allés. C’était chez ses parents (elle a déménagé peu après, dans la campagne), on avait joué à Défifou, c’était marrant. Il y avait sa voisine-copine d’enfance, et Vanessa aussi, mais je ne lui avais quasiment pas parlé à ce moment là. Ce sera pour plus tard.
J’avais offert à Caro un joli carnet, qu’elle avait rempli avec des photos de nous prises à la fac (ou dans la voiture de Yoan et au MacDo lol). On avait mis des petits mots aussi. Et annoté les photos.
Puis peu à peu, le groupe s’est transformé. On a fait la connaissance d’autres personnes, forcément. Il y au Zinah, adorable, Cécilia, et Laura et son pote Grégoire. Peu à peu, comme on était tous dans le même coin de l’amphi, on a commencé à trainer ensemble, surtout Zinah, Laura, Grégoire, Yoan, Caro et moi. Julien a assez vite abandonné la fac aussi.
On s’amusait bien en groupe, je me souviens d’une fois où on se moquait gentiment de Zinah, en lui apprenant ce qu’était une poubelle. Des mots croisés du 20 minutes pendant les cours, d’échanger les réponses avec Grégoire. Je me souviens aussi d’un partiel où on avait le droit au cours et qui consistait à donner trois exemples de tel concept psychologique, on se racontait nos exemples, on rigolait, du grand n’importe quoi.
J’aimais bien Grégoire et Zinah, mais par contre ça coinçait un peu avec Laura. On ne la sentait pas avec Caro. Elle était en TD avec Yoan, et se rapprochait de lui, et Caro était jalouse. Elle a fait une aprèm chez elle et ne nous a même pas invité toutes les deux, alors qu’il y avait tous les autres. Et on a découvert aussi qu’elle disait des trucs sur nous derrière notre dos, comme quoi on était trop gamines ou un truc du genre (surtout Caro en fait), ce qui a confirmé notre avis: salope.
Yoan s’est progressivement rapproché d’elle, et donc éloigné de nous, surtout de Caro. Mais toutes les deux on s’est beaucoup rapprochées, et moi j’en suis plus qu’heureuse en fait.
Ce qui nous a rapproché aussi toutes les deux, c’est le sport ensemble. Ah, ça aussi, c’était toute une histoire.
* Flashback*. Quelques semaines après la rentrée, des rumeurs circulent comme quoi il faut s’inscrire à une option, soit sport ou activité culturelle, ou même un cours d’une autre filière. On va voir le secrétariat, mais ils nous disent bien fermement que non, ce n’est pas obligatoire. Puis, une semaine ou deux après, il y a un mot sur le tableau d’affichage qui informe qu’il faut s’inscrire à une option, que c’est OBLIGATOIRE, sinon il nous manquera des crédits et on aura pas notre année. O joie. Comme les trois-quarts des cours sont pris, on se retrouve tous les quatre (le groupe du début donc) dans un atelier de Percussion. Grand moment de solitude. Je suis complètement larguée, mais je vois que Caro aussi. Gros fou rire par la suite tous les quatre. Et continuant à chanter l’hymne « Génès Gwadlup Porte Tilo ». On ne retournera évidemment plus jamais à cet atelier, Yoan et Julien choisissent du tir à l’arc, et Caro et moi on prend la gymnastique d’entretien.
Et c’est surtout au deuxième semestre qu’on se rapproche, car c’est désormais le vendredi, mais dans une annexe à notre fac. Il faut prendre le bus et le tram, et on passe donc tous les vendredis ensemble toute la journée. Le sport est le midi et après on doit revenir une semaine sur deux à la fac pour un TD de psychologie expérimentale. On se paume pour le premier cours et on arrive dans une salle de sport qui n’a rien à voir avec la fac.
On souffre comme des malades pendant tous les exercices (surtout les abdos, jamais eu autant mal de toute ma vie!), on se marre pour la choré du début, sur Sous les Sunlights des Tropiques et on la refaisait bien sur en dehors pour se marrer encore. Après avoir souffert, on va manger à la restau rapide de la cafet, normal.lol.
Pendant le trajet et la journée on prend le temps de discuter, on se raconte nos vies et on fait vraiment connaissance. On devient de vraies amies. Caro prend des photos. Et on rigole énormément ensemble aussi. Délires, délires et délires. Le même humour totalement foireux. C’est à partir de là qu’on a commencé à s’appeler (et se faire appeler par les autres ;-)) les blondes. C’est à celle qui dira le plus de conneries, et ce n’est pas facile de départager. Je commence à noter sur un papier certaines phrases de Caro, tellement c’est énorme, et on les reprend à l’infini. Elle commence à répéter certaines de mes phrases aussi. On se raconte nos moments de honte (il y en a plein). Et puis, elle adore aussi les Inconnus, donc en en rigole aussi.
Je me souviens de notre « échange de salive » aussi en TD de psychologie expérimentale. Ce jour là on était particulièrement déchaînées, on n’avait pas arrêté de rigoler, les vrais fous rires, où tu te caches pour que le prof ne te voit pas (heureusement, là on était loin du prof). Elle écrivait d’après mes notes (très très minces du coup. D’ailleurs, je me demande toujours comment j’ai fait pour avoir ma première année, avec 13 de moyenne…hihi) au lieu de regarder le tableau, donc j’avais écrit « canard » en plein milieu d’une phrase pour voir si elle allait l’écrire, ce qu’elle a fait. Je matais en même temps Jérôme aussi, tout en rigolant avec Caro.
Je me souviens d’une fois aussi, où on faisait encore les connes, cette fois en attendant devant la salle du TD, salle occupée par le TD d’avant, dans lequel il y avait Yoan. On l’a vu, donc on n’arrêtais pas de dire des conneries et de rigoler, forcément, comme des gamines pas très malines, soyons honnêtes. Puis quand Yoan était sorti il nous avait regardé avec un air particulier (entre la pitié et le mépris lol), disant qu’on entendait tout depuis la salle, donc que tout le monde nous avait entendu dire nos conneries. Oups… La honte.
Au début nous étions toutes les deux célibataires, donc on en parle un peu aussi. Caro me parle ensuite d’un mec avec qui elle parle sur Msn, qui vit en Normandie. Ils sont quasiment ensemble, sauf qu’ils ne se sont pas encore vus. Elle veut que je l’accompagne pour la première rencontre. Mais je vois Fanny ce week-end là.
Mais on ira là-bas toutes les deux tout de même. La première fois en avril. Alors qu’elle venait de se séparer de son mec justement. On l’a alors retrouvé et fait connaissance avec son cousine. Mac Do, Brice de Nice au ciné, la guitare sur l’herbe devant l’Eglise, les flics qui nous demandent nos papiers (pour une fois que j’avais ma carte!), le bisou qu’échangent Caro et le cousin dans les WC de la gare, juste avant de reprendre le train (c’est énorme d’ailleurs comment ça s’est produit, à partir d’un délire. Mais il était sérieux lui en fait, et était même près à plus…lol), l’amende pour le billet que Caro n’a pas eu le temps de composter du coup, la dame qui lui dit qu’ « on n’est pas chez mémé ici » car Caro a mis ses pieds sur la banquette, sa rage pour l’amende. Son père venu nous chercher en voiture depuis la gare, Paris illuminé, dormir chez elle, dans sa maison de campagne, dans le clic-clac.
Forcément, ça rapproche de partir avec quelqu’un, même si ce n’est qu’une journée.
La deuxième fois, ce sera en Mai. Cette fois, ce n’était même pas pour revoir son ex, officiellement un gros cn, mais pour partir toutes les deux et s’amuser à nouveaux. On passe encore notre temps à délirer. Et on boit, pour la première fois toutes les deux (mais pas la dernière…;-)). Manzana et Coca du Mac Do. Dans l’herbe, à côté d’un lycée (lol). Puis son ex l’appelle, et je ne sais plus trop comment ni pourquoi, on les rejoint. Il y a un de ses potes aussi, ils sont en scooter. On est un peu bourrés, on monte, et on se retrouve avec d’autres sur un terrain de basket. Mais ils nous soulent, et nous on reste toutes les deux à se taper des délires ensemble, notre taux d’alcoolisation étant sacrément avancé. Ils ont des joints aussi, alors on en prend par soufflette, mais à par me bruler un peu la gorge, ça ne me fait rien (je suis déjà bien bourrée). On part, car on se fait chier avec eux et on n’est pas dans le même délire. On fait pipi derrière une poubelle. Puis Caro dans un champ, je prend une photo (parmi tant d’autres). On refait donc le chemin à pied, on est entourées de champs, c’est long. Caro a perdu son bracelet alors on fait demi-tour aussi et on arrive à la récupérer après un petit affrontement avec des mecs (je me souviens m’être un peu énervée d’ailleurs). Je repasse à nouveau la nuit chez elle.
La fin de l’année approche, et on sait que Caro n’aura pas son année. Elle veut faire éducatrice, et la fac c’était en attendant. A la fin elle ne vient plus beaucoup au cours, et doit avoir 3 de moyenne. Lol. On a bien rigolé car à un partiel elle avait répondu aux quatre questions alors que le prof avait répété plusieurs fois que c’était une au choix. Et j’ai eu un sacré fou rire quand j’ai lu un peu de sa traduction d’un texte en anglais (cf. « moment of purchase ». Moment de pourchasse…).
Même si elle arrête, on sait désormais qu’on est amies, c’est sur, et qu’on se reverra.
Je passe une nuit chez elle avant de partir en vacances à Royan, et fin Aout, après la semaine à la Grande Motte avec Lise, Yann et Greg, est prévu un week-end en Normandie.
Parce que pendant ses vacances en Vendée avec sa meilleure amie et d’autres filles elle s’est fait un nouveau copain, qui habite vers Poitiers, et plein de potes, dont un qui habite vers Rouen. Elle propose donc un week-end là-bas. Pour être honnête, la veille je l’appelais pour annuler, car je ne connaissais qu’elle donc j’avais peur d’être exclue. Mais elle a insisté, j’ai entendu aussi son mec en fond qui disait qu’il voulait me connaître, et sa meilleure amie aussi, Vanessa. Caro avait beaucoup parlé de moi et nos délires.;-)
Je change d’avis et les rejoint donc. Il y a donc Caro, son mec Tof, et Vanessa, sa meilleure amie. Dès le début, ça se passe super bien. Caro et Tof passent leur temps à se chamailler, à s’engueuler et se réconcilier, à s’envoyer des phrases pas toujours douces, c’est un peu la passion. Et Vanessa, j’accroche tout de suite, elle est un peu timide, gentille, discrète, ouverte, j’aime. Je ne me sens pas du tout exclue.
Sur place on rejoint donc leur pote du camping, Marc. Il est aussi avec son cousin. Marc nous fait visiter la ville, on mange au MacDo, Caro le questionne sur sa copine de l’été, il est assez vague, faisant comprendre que ce n’est pas sérieux, je me dis que c’est le genre de mec à avoir comme pote, sympa, mais pas comme mec. (la première impression est très souvent la bonne!lol) On fait les courses pour le soir, currys et alcool. On va chez ses parents, je découvre son frère et sa sœur. On prend l’apéro tous ensemble, avec les parents, sur la table en bois dans le jardin. On mange puis on s’éclipse entre jeunes. On va boire sur un banc dans un petit terrain pas loin. Je bois des vodkas orange, je m’en rend pas trop compte sur le coup, mais Tof fait des doses de cheval. Je suis à côté de Vanessa, on est prises en photos, première d’une longue série de photos dossiers. Je suis pompette, je parle avec Marc de nos gouts, musique etc. Puis je me sens mal, et vais vomir, dans le couloir sombre près de la salle des fêtes. Juste après Vanessa je crois. Premier vomi (d’une longue série aussi… No comment), puis deuxième. J’ai pas l’impression d’avoir bu tant que ça pourtant, mais la fin de soirée est pas top, je suis bien malade. Enfin si, ça a été une fin de soirée top finalement. Car Marc, très affectif, me demande un câlin sur le chemin du retour, après Vanessa, puis je me retrouve dans la tente à côté de lui, il me prend dans ses bras, et on passe la nuit à se faire des câlins, en tout bien tout honneur. Il me fait des petits bisous sur le crane et sur le visage aussi, me caresse les cheveux. J’ai beau être malade, je me sens super bien dans ses bras, et c’est une nuit magique.
Le lendemain, ambiance lendemain de fête, on a tous la tête dans le cul, à cause de l’alcool, du peu de sommeil et du confort de la tente. On prend nos douches dans la maison, j’ai envie encore de prendre Marc dans mes bras, il a son sweat rouge. Il me pose ma serviette dans la salle de bain, et je sens quelque chose de particulier, je n’arrive pas à définir quoi. Quand je reviens de la douche je surprend leur conversation et je comprend qu’il parlait de moi, en bien. Plus tard Caro me montrera un de ses textos où il écrivait que j’étais vraiment chouette comme fille, et que c’était pas étonnant vu que j’étais son amie.
La suite, on s’en souvient. Première histoire, premières larmes. Les week-ends à Rouen, le froid, ses bras, la fête foraine, l’hôtel, le jeu des dessins. Sa nuit chez moi. L’anniv de Caro. Une relation à distance, qui finira assez mal. Qui m’a cependant apporté énormément.
Je reprends la fac, deuxième année, heureuse comme jamais. Je sors avec Marc, on s’envoi plein de textos, j’ai souvent Caro au tel, je vois Eva.
Et je vois aussi de plus en plus souvent Vanessa. Elle est à la fac d’â côté, en cinéma, et se rend compte très rapidement que ce n’est pas pour elle. Elle sèche donc et vient très souvent me voir. On parle énormément de mecs et de sexe, on rigole, mais on aborde aussi des sujets sérieux, nos complexes, nos peurs. C’est parti pour les nombreux tours au Auchan à côté de la fac, les tartelettes à la fraise ou abricot à 50cts, les discussions de filles, les nombreuses interrogations et les rires. Elle a rencontré un mec sur internet, ils se sont embrassés et un peu plus à une soirée. Après avoir couché avec lui, elle m’informe de sa première fois dans les premiers. On en parle une fois dans les couloirs avec Caro aussi, on lui pose plein de questions (cf. les vagues), on n’est pas vraiment discrètes en plus.
On arrive en effet à se retrouver parfois toutes les trois, et là on passe notre temps à rigoler et se raconter nos vies, et elles se foutent toutes les deux beaucoup de moi et de ma blondeur désormais légendaire.
Mais la plupart du temps, à la fac, c’est Vanessa que je vois. Je sèche quelques TD pour rester avec elle. Dont un une fois juste en arrivant devant la salle.
Puis elle vient ensuite chez moi, repas pâtes et whisky-coca, ses clopes à la fenêtre ou dehors. Nos confidences sur le sexe et nos (/mes) théories à deux balles. Son nouveau coup de cœur pour un mec rencontré par l’intermédiaire de son skyblog cette fois, leur première rencontre, leur première fois, les interrogations sur ce qu’il en pense, est-ce que c’est sérieux ou pas? L’analyse de tous les signes de nos deux relations, les plus infimes soient-ils (et imaginaires parfois). La fois où on est allés rejoindre Caro à son stage à Créteil, et où on est passé exprès devant la maison du mec en question. On aurait dit des gamines de 12 ans (même 10 en fait!). Les conversations sur MSN.
Il y a eu la fois aussi où elles sont venues me voir à mon gala de danse, principalement pour se foutre de ma gueule. Hihi. Ma pancarte fait spécialement pour elles. La nuit chez moi, à trois dans le lit de mes parents. Rire de ma maison ancienne et de mes vidéos d’enfance (Mention spéciale sur la fleur). Filmer les peluches qui chantent. La Saint-Valentin, par hasard, toutes les trois chez Vanessa.
Le trio de choc comme disait l’ex de Caro. J’adorais ce trio. Que des moments excellents.
L’été 2006 je pars avec elle en vacances, en Vendée justement. Entre filles. Il y a aussi Jessica, et Solène. Toutes les 5 dans une grande tente. On se fait virer de notre camping un matin parce qu’on aurait fait trop de bruit, alors qu’on n’était jamais là le soir. Il y avait des rumeurs comme quoi des gens auraient couché sur notre emplacement (?!), et la bonne femme de l’accueil qui accuse Vanessa, en lui disant que c’est pas joli-joli. Vanessa qui dit qu’en plus de nous toutes c’est la seule avec qui il y avait le moins de chance que ce soit elle. Le squattage dans le camping, affaires pliées, car on refuse de partir sans récupérer notre argent. Les gens qui se mobilisent pour nous. L’embrouille entre deux vieux. Vanessa et Jessica qui vont au commissariat. On réussira à récupérer notre argent. Et je serais personnellement très contente d’être partie de ce camping, puisqu’il y avait dedans Marc, avec qui c’était fini.
On s’est retrouvé alors à squatter dans le jardin d’un mec qui faisait partie du groupe de mecs qu’on avait rencontré, amis de l’ex de Solène à la base (elle non plus elle a pas passé de supers vacances…). On prenait nos douches en douce dans un camping, la solution du jet d’eau ne nous ayant pas particulièrement intéressés. Les quelques soirées chez le mec, tous d’un milieu assez riche (cf. il y en avait un qui avait son catamaran, normal), Vanessa et Solène qui ont un coup de cœur pour lui, Vanessa qui ne l’avoue qu’à moi; mais sinon le petit malaise, ne pas être dans le même délire qu’eux. Le restau chinois à Royan. Luc, le seul du groupe sympa, mais qui s’intéresse surtout à Caro (et vice-versa). Tof qui nous rejoint après une semaine, les disputes avec Caro. Les potes un peu lourds de Jessica, avec qui on va en boite une fois. La première soirée à la plage avec François, qui aurait dit que je lui plaisais, mais qui avait une copine (No way! Avec qui ça n’allait plus trop. Mais no way quand même! Le fou rire en gonflant difficilement le matelas pneumatique de Vanessa. . Se partager les matelas gonflables, car Jessica et moi on a que des tapis de sol classiques (durs). La fois où Jessica avait l’air complètement bourrée à la plage alors qu’elle avait à peine bu. Aller mal, et me confier surtout à Jessica, que j’ai découvert après les apparences et adoré. Sa beauté et son charme certain. Sa technique du pari pour le premier bisou, les histoires avec un mec du groupe de bourgs, et ses confidences sur sa vie amoureuse, ses difficultés par rapport au sexe. Ses encouragements et son « je te promets que ça ira mieux ma ptite Chlo ». Les allers-retours à Ecofrais, les pizzas au chèvre du 2ème camping, la discussion en allant à la plage sur le fait que c’était mieux l’enfance, alors qu’on voulait grandir à cette époque, Vanessa qui est en manque de sexe et veut rentrer une journée pour « voir» Antoine, la soirée dans la vieille maison avec piscine, les cocktails au bar cosy près de la place du village, la soirée à 4 à se faire des masques à l’argile verts, complètement raté…
J’aurais pu passer de supers vacances mais je n’étais malheureusement pas dans l’état d’esprit pour.
Il y a eu le réveillon pour le nouvel an 2006 aussi avec Caro et Tof, près de Poitiers. Mémorable. 3 mecs qui veulent dormir (et plus si affinités avec moi) avec moi, alors que j’en ai déjà un, à distance certes. Antoine qui insiste vraiment beaucoup, puis qui finit par se vexer (ouf). Teddy qui me prend par la main, quand je suis sur le rocher pour capter des textos de nouvel an (et de Marc…). Caro qui dit à Antoine qu’elle sait que je suis jolie, avec un petit sourire. Les textos avec Vanessa le soir d’avant, pendant que Caro et Tof font des trucs dans la salle de bain et que je me retrouve alors seule avec Antoine, qui se la pète. Les soirées en boite toutes les deux avec Caro dans sa campagne. Danser comme des folles et s’en foutre du regard des autres. Faire n’importe quoi, délirer, comme d’hab. Aretha Franklin sur la scène. Le relooking avec la sortie sur la scène. Les mecs qui nous ont dragué, le vigile qui est intervenu quand un des mecs commençait à me prendre par le bras quand on était revenues sur la piste. Sa carte d’identité qu’elle avait oublié. Son père, sa mère, et son frère, une famille qui fait un peu rêver. Et la chienne aussi, à ne pas oublier ;-).
Courant 2006, Caro et Vanessa m’ont aussi introduit dans leur plus grand groupe, celui de leurs amis (surtout de Vanessa à la base en fait) de collège, lycée, qui habitaient dans la même ville ou à côté. Il y avait notamment Vincent, avec qui le courant est tout de suite bien passé. Soirée chez la marraine de Caro, à jouer à un jeu de société. Moi qui rit de moi et de mes problèmes avec Marc, lui qui est alors avec Elodie. Son humour, son écoute. On se retrouve au Festival Furia à trois avec lui et Caro, et on passe un très bon moment. Puis il y a toutes les soirées chez Caro, à parler, rigoler. Et boire.lol. Le jeu Bizkit. Les soirées chez Elodie, chez Vincent.
Vincent me console aussi en septembre, par rapport à Marc, il me soutient énormément, et je sens que je peux me confier à lui. Un candidat parfait au poste de meilleur ami. Il vient par la suite chez moi aussi. Je lui fais un entretien psy pour un dossier en 3ème année, il me confie ses années difficiles. J’aime qu’on puisse à la fois rire et parler sérieusement. Il me vend sa Game Cube et on joue un aprèm chez moi. Une fois, avant les vacances, on va manger dans une pizzeria dans ma ville. J’ai un peu peur car il reprend tard les transports. Il m’invite aux soirées qu’il organise chez lui aussi. Dont cette fameuse soirée ‘Plus jamais ça’ en janvier 2007. J’étais censée dormir chez Vanessa, mais mon état très critique m’en a empêché et j’ai fini dans le lit de sa mère.
Et puis mes 23 ans au parc, tout le groupe, le gâteaux acheté à Carrefour par Vanessa, les jeux avec le ballon, leur chant « Joyeux anniversaire » quand je descend du bas (la honte), initié bien sur par Vincent. Ses blagues et son petit sourire. Sa nouvelle copine, très particulière mais attachante, peu après Elodie. L’aprèm à Noisy le Grand. J’aurais aimé qu’on se voit plus, ne pas couper le contact. Je sais qu’on aurait pu être très proches. Le même état d’esprit. Son soutien. Sa façon de faire des hugs pour dire bonjour. Son charme mais qui reste amical. Son compliment comme quoi j’aurais pu être écrivain comique car j’ai vraiment du talent et suis très drôle, l’un des plus beaux compliments qu’on m’ait fait. Sa réponse à un questionnaire sur moi, ses quelques lignes que je lis sur moi, et où je comprends qu’il m’a vraiment cerné. Même mon côté noir. Epoustouflant. Ses photos dans sa chambre, dont une avec moi. Tous les amis. Peut-être ce qui fait qu’on s’est pas vu autant que je l’aurais voulu, peut-être ce qui fait que j’ai coupé le contact… Mais aussi ce qui a donné des supers soirées. Un groupe qui s’élargit et se reforme, dans lequel je regrette de ne pas faire intégralement partie (distance oblige, les soirées se faisant… le soir). Le nouvel an 2008 avec la soirée chapeaux. Les photos avec lui, Zinah, Vanessa, Caro et Romain. La nuit chez Vanessa, avec son mec.
Il y a eu aussi Greg, qui habitait dans le bled paumé de Caro, avec qui je m’entendais bien aussi. Qui a été un peu intéressée, puis s’est trouvé une copine avec qui ça a été le grand amour (au point de ne plus trop voir les autres, malheureusement…). L’anniv de Caro en 2006 à délirer avec lui. Le pari du strip-tease, les photos de culs, danser comme des fous sous les projecteurs, dans la grande salle en haut chez Caro.
Faire la connaissance de Caro, c’était donc faire la connaissance aussi de tout un groupe de personnes, voir plusieurs groupes, dont certains furent de vrais amis.
Il y a eu aussi les deux jours à Bordeaux, pour son concours d’Educatrice, qui resteront aussi inoubliables. La rencontre de trois inconnus et la nuit à leur appart. Les deux mecs qu’on trouve très mignons. La bonne entente, tout de suite, dès le repas. Les blagues devant Total Recall, le pari sur l’année, la pince pour le massage du crâne, finir chacune dans le lit du mec qu’on préférait. Caro qui me dit le lendemain que ça se voyait que le mien flashait sur moi, qu’il n’avait pas arrêté de me regarder. Ah bon? Repousser ses avances dans le lit, pour des raisons que je ne dévoilerais jamais ici (mais qui ont bien fait rire Caro et surtout Vanessa. Ah les filles…). La peur qu’il soit froid le lendemain matin, mais pas du tout. Déjeuner tous ensemble, comme des colocs. Le concours avec Caro, lire Public pendant. Etre super crevées. Revenir toutes contentes de notre expédition, avec plein de trucs croustillants à raconter aux autres.
Parallèlement, j’ai aussi fait la connaissance d’une autre personne qui devint mon ami à la fac, David. Un ami de Yoan qui était venu à un cours, et qui a un peu flashé sur moi. De mon côté non, donc je ne voulais pas prendre contact avec lui, mais j’ai été poussée par les autres, surtout Zinah, qui me disaient qu’au pire ça serait un ami. Et c’est-ce que ça a été. Enfin, plus ou moins. Car il y a eu une ambigüité qui a fini par me mettre vraiment mal à l’aise, jusqu’à ce qu’il sorte pendant plus de deux ans avec une fille, là j’étais contente.
On allait au ciné tous les deux. Près du grand stade, ou aux Halles. Avec très souvent un Mac Do (ou Quick, lui il préférait) avant ;-). Je suis allée une fois chez lui aussi. Et plus tard, je suis allée aussi manger avec lui le midi, quand il était en stage vers Saint-Cloud. On allait à la crêperie. Il y a eu des Starbucks aussi. Il insistait pour payer, alors on faisait une fois sur deux, à tour de rôle, pour pas que ce soit tout le temps lui. On se racontait un peu nos vies, on parlait des cours, de nos stages, et beaucoup de films et séries tv. J’aimais bien. Mais j’ai coupé contact en 2010, après une période où il a recommencé à y avoir ambigüité, il était à nouveau célibataire. Quand je n’ai plus eu de nouvelles et appris qu’il avait une nouvelle copine, j’ai eu l’impression d’être un bouche trou, donc j’ai préféré arrêté. C’est dommage, mais il y avait trop d’ambigüité de toute façon. C’est pas bon pour une amitié.
La psycho, c’était aussi avoir des cours passionnants, en totale opposition avec AES. Le prof d’Introduction à la psychanalyse, Monsieur L., qui hypnotise tout l’amphi, amphi qui est d’ailleurs rempli pour l’occasion (c’est rare). Les cours de psychanalyse Monsieur M. avec son accent et ses parenthèses qui durent toute la durée du cours. Les cours par bloc d’1h ou 1h30, ça change! Le prof de psychanalyse qui me fait penser à Fabrice Lucchini. Les TD de Madame G., sur l’analyse du discours. Se sentir parfaitement comprise. Avoir plein de compliments sur ma façon de mener deux entretiens, les autres qui hallucinent de voir que je les ai bien compris, à ce point là.
Et puis Madame J., forcément. Passionnante, mais aussi terrorisante. Une prof très marquante, dans tous les sens du terme. Lol. Qui m’a plus appris que n’importe quel autre prof. Sa façon de concevoir l’humain, comme un sujet, particulier. « La psychanalyse, ce n’est pas du prêt-à-porter, c’est du sur-mesure » qu’elle avait dit une fois. Ses TD de stage, qui me parlent bien sur plus que tout le reste. Qui me font parfois douter de moi en tant que psy, et qui m’encouragent parfois à continuer, car c’est passionnant, et vouloir mieux comprendre les choses. Le 17 à mon premier rapport de stage, qui m’a rendue très fière, surtout venant d’elle. La femme la plus intelligente et impressionnante que j’ai rencontrée.
Les trois premières années de psycho, de licence, c’était donc génial. 15h de cours qui m’intéressaient (bon ok, sauf les maths, et le cours Cerveau et Psychologie…), qui me faisait m’interroger encore plus et me parlaient. Et puis le reste du temps le libre. La légèreté. Le pieds.
C’était aussi les chocolats chauds aux pauses, parfois les kinder bueno, les sandwichs bacon-chèvres de l’Unef.
En deuxième année, à la fac, je suis restée dans un premier temps avec Zinah, seulement il y avait aussi Laura, et je ne pouvais plus la supporter, donc je me suis éloignée. J’ai fait la connaissance de Laure aussi entre temps, donc je suis progressivement restée avec elle.
On s’était parlé après un TD. Une magnifique brune aux cheveux longs. Je la trouvais vraiment belle, elle m’impressionnait un peu et ça me faisait tout drôle de lui parler au début. Elle a pas mal grossi depuis, et même si je la trouve toujours très jolie, c’est vrai qu’avant elle était canon.
On avait parlé du fait qu’à la fac c’est bien, tu fais plein de connaissances, mais le souci c’est que t’oublis vite les noms du coup, et qu’après un certain con, t’oses plus demander… On parle petit à petit, on se met à côté et on est ensemble au TD de Cerveau et Psychologie. 4h le mardi soir une fois sur 2, jusqu’à 18h30. On est dans une mini-salle, décomposée en quatre petits espaces pour deux. On fait des petites expériences.
Ce qui nous rapprochera surtout, c’est le job d’été à HSBC. Elle me fera entrer dans l’entreprise dès juillet 2008. On passera alors toutes nos pauses et le midi ensemble, et on se racontera plus nos vies. Même chose en 2009. J’irais aussi dormir cette fois deux fois chez ses parents. Je rencontrerais alors son mec et son frère. Japonais à emporter, DVDs. Elle me donne des anciens vêtements.
On se voit aussi progressivement en dehors de la fac, pour un ciné, du shopping. Et pour nos fameuses gaufres à la Waffle Factory.
Pour être honnête, je ne pensais pas qu’on deviendrait vraiment amies. Je pensais qu’on était trop différentes, je me sentais pas super à l’aise au début, je ne parlais pas de beaucoup de choses, j’avais l’impression qu’elle ne m’écoutait pas vraiment. Et puis si, progressivement on a fait plus connaissance, on s’est rapproché, on s’est de plus en plus confiées et on est devenues amies. Comme quoi. D’ailleurs aujourd’hui c’est la seule de la fac avec qui je suis sure de rester en contact. Enfin, pour le moment. Car je sais désormais qu’il ne faut être sure de rien. Tout peut changer.
La troisième année de licence, j’ai aussi rencontré un groupe de filles dans lequel il y avait Sophie, avec qui je me marrais bien. On faisait des jeux sur papier. Puis on a fait des Masters différents et on ne s’est plus vues beaucoup.
Il y avait aussi Sandra en dehors de la fac, avec qui je faisais de la danse. Une portugaise très jolie (décidément, je m’entoure de beau monde!lol). J’avais dormi chez elle, on est allées au ciné et faire du shopping ensemble, elle m’a invité pour ses 20 ans, son père m’a fait gouter du chorizo chaud avec du pain (miam!). On s’entendait bien, mais ça m’a déçue qu’elle ne réagisse pas trop à propos de F. Du coup, quand elle a arrêté ensuite la danse, j’ai plus répondu à ses appels. C’était nul, je le reconnais. J’aurais du lui en parler. Mais il n’y avait peut-être pas que ça?
En troisième année, il y a eu aussi un gros changement tout de même, mon premier stage. Dans un IME pour enfants autistes. Expérience à la fois enrichissante, et presque traumatisante. J’y allais tous les lundis (je me levais à 6h, pour être la réunion générale à 8h, c’était dur, surtout l’hiver), il y avait beaucoup de réunions, et heureusement, car sinon j’étais assez terrifiée. J’avais peur, c’était horrible. Du coup j’ai surtout passé mon temps aux réunions et dans le bureau du psy. Avec le psychiatre et l’assistante sociale aussi. Heureusement, le psy était super sympa. D’ailleurs il a pris Laure en stage cette année, juste parce qu’elle me connaissait, sinon il n’aurait pas pris de stagiaire cette année.
Les stages, ça fait forcément tomber un peu de légèreté, c’est plus l’insouciance des débuts.
Je suis passée en M1, Laure a redoublé. Comme je n’ai pas trouvé de stage (pas énormément cherché non plus), qu’on pouvait passer le M1 en deux ans et qu’il fallait avoir de super notes pour être acceptée en M2, j’ai préféré le faire en deux ans. Première année, juste les cours donc.
J’étais seule, mais ça me dérangeait pas, car j’avais beaucoup d’amis en dehors. Eva, Lise, Caro, Vanessa, Vincent, Fanny, David, Laure… Je n’avais pas besoin de nouveaux amis, j’en avais déjà plein avec qui je passais de supers moments.
Je m’asseyais tout le temps vers le fond à droite, dorénavant c’était des grandes salles de classe. Il y avait aussi une autre fille pas loin, et peu à peu on a commencé à se parler, et on a fini par rester ensemble. Et dire qu’au bout de quelques mois je ne savais toujours pas son prénom.lol. Elle a voulu m’ajouter sur FB à la fin de l’année, mais je ne l’ai pas accepté. Je crois qu’elle aurai voulu garder contact, mais moi ça ne m’intéressait pas. C’était clair depuis longtemps que ce ne serait qu’une connaissance.
Lors de la deuxième année de M1, c’était donc le stage. En maison de retraite. Avec une super psychologue, humaine et adorable, la crème de la crème. On était 8 à passer un entretien, elle en avait déjà choisi une juste avant moi, puis finalement elle nous a pris toutes les deux. L’autre, Géraldine, était en M2 et elle était vraiment super aussi. Un peu plus âgée, mais loin de se la raconter pour autant. Super humble, gentille, à l’écoute. On parlait beaucoup toutes les deux de nos difficultés, on se soutenait et on s’encourageait, une fille vraiment bien. Elle m’a beaucoup aidé d’ailleurs pour l’analyse de l’entretien que j’ai dû faire pour un TD. J’ai eu énormément de chance de tomber à la fois sur une psychologue pareille, et de me retrouver avec une autre stagiaire, aussi sympa, et un peu timide comme moi. Et puis il y avait aussi le psychomotricien, Elie, qui était super aussi. Il savait que j’avais une carte UGC, alors il me demandait souvent les lundis midis ce que j’avais vu comme film récemment. Il partageait le bureaux lui et la psy, donc on se retrouvait parfois tous les quatre dedans le lundi aprèm, et on se marrait bien. La directrice était une vraie conne, la maison subissait une vraie crise institutionnelle, donc on en parlait beaucoup aussi. Et critiquait ;-). Il y avait le médecin aussi, un homme vraiment bon. Il y a eu le séminaire sur Alzheimer avec la psy et Elie, la psy qui nous raccompagnait en voiture jusqu’à la gare, son soutien constant, le repas l’année d’après chez elle, ses quelques mails.
En dehors du stage j’avais aussi tout de même deux TD, un sur l’entretien clinique, et le TD de stage. Je n’ai fait aucun effort pour me lier avec d’autres personnes. Je parlais aux autres personnes du TD de stage, mais ça s’arrêtait là. Il y avait Nelly dedans, sympa mais un peu superficielle. Elle se marrait quand je lui disais que je partais à Lille, Lyon ou Rennes, et disait que je partais tout le temps en voyage. Ce qui n’étais pas faux. Lille, Lyon, Rennes, G., Poitiers… J’en ai bien profité. La belle vie, je vous dit.
Je me suis cassée le cul pour le rapport de stage, puis finalement, l’inspiration, je le ferais sur la façon dont on traite (mal) les gens en maison de retraite, dont on les destitue de leur position de sujet. Ca me vaudra un 16.
La fac, c’était aussi Jérôme.
Le fameux beau gosse que j’avais déjà repéré le premier jour. J’ai passé beaucoup de temps à le mater en première année, en amphi et aussi dans ce TD de psycho expérimentale avec Caro. Mais je n’en attendais rien, c’était juste comme ça, le vent de Playboy m’avait bien refroidie. Je remarquais qu’il me matait lui aussi, mais je n’étais pas sure (là encore, cf. vent de Playboy), et c’était juste fun. En licence et M1 (première année) il était dans mon TD de stage. On lui avait parlé un peu avec Laure en licence, et en M1 je lui avais un peu parlé aussi, mais juste des petites discussions de groupe sur les cours, le mémoire etc. Rien de plus. Je me souviens d’une fois où on était que trois, il y avait lui, moi et Jean-Paul. Je l’aimais bien aussi Jean-Paul, super sympa. Il était plus âgé, infirmier et il avait une fille apparemment. Quand j’avais dit où j’en étais dans mon mémoire (car avec Madame J, pas le choix, tout le monde parlait à chaque cours…), il m’avait dit qu’il avait trouvé que j’étais drôlement bien partie, que je m’exprimais bien et tout. Ah bon…
Mon intérêt pour Jérôme diminue dès la licence je crois, j’étais passée à autres choses, ça ne m’amusait plus de le mater.
Finalement, c’est pour la rentrée de ma deuxième année de M1 (lui il avait fait le M1 en un an et passait donc en M2. Et heureusement. Cf. la suite) qu’on s’est vraiment parlé, à l’arrêt de bus. Je penser l’éviter (en bonne associale que je suis), puis j’ai arrêté mes conneries et lui ai dit bonjour. On a parlé à l’arrêt, dans le bus, dans le train et longtemps dans la gare, très longtemps. D’ailleurs je devais rejoindre Caro pour aller manger chez elle, je l’avais appelé en sortant de la fac disant que j’arriverai vers 13h, et je suis arrivée vers 15h. En se disant entrevoir, on échange nos numéros, mais je ne suis pas vraiment sure que ça veuille dire quelque chose. Il m’envoi dans la soirée un texto trop mignon, disant qu’il avait passé un très bon moment avec moi. Puis, lors de la soirée Halloween chez Caro, j’en reçois plusieurs dans lequel il dit qu’il m’avait déjà repéré mais ne m’avait jamais parlé, alors qu’il n’était pas timide pourtant. Il met qu’il ne pensait pas que je pouvais m’intéresser à lui. Qu’il préfère être clair sur ses intentions. Je suis toute contente.
On a donc RDV peu après un week-end à Cambrai (je suis gentille, je ne vais pas détailler celui-là. Juste dire que j’étais chez Anthony pour l’élection d’Obama!;-)). Restau grec près de Saint-Michel, le serveur qui nous met des chapeaux, les discussions intéressantes sur les cours, l’avenir, son frère, l’insécurité, nos auteurs préférés, mon MP3... Lui qui insiste pour payer. Quand je fais ma tête « ? » car j’ai pas compris et qu’il s’explique. Je l’aime bien, j’aime bien nos discussions, il est intéressant, et mignon (ça on le savait!;-)), grand et fort, mais il y a quelque chose qui me déplait un peu chez lui. Sa fierté je crois. Le ciné, Max Payne. Et puis le enrevoir aux Halles et le bisou. Son texto d’après. Ma bourde. Son emploi du temps soudainement surchargé, du fait de la reprise des cours, son stress de ne pas avoir son année, et la difficulté pour se revoir. Son texto où il me dit qu’il sera trop surchargé cette année et donc qu’il préfère en arrêter là. Etre dégoutée, avoir peur que ce soit surtout à cause de ma bourde, mais réaliser que de toute façon j’étais pas 100% à l’aise avec lui, donc ça ne l’aurait pas fait. Et puis, il voulait vraiment quelque chose de sérieux, ça m’a fait peur. Non pas que moi je ne voulais pas d’une relation sérieuse, mais je sais pas, les histoires de chez lui, ça m’a fait peur.
Et puis je crois aussi que cette rencontre m’a fait beaucoup de bien, elle a raffermi ma confiance en moi, en me prouvant que même le beau gosse de ma fac pouvait flasher sur moi, et être encore sous mon charme en me connaissant mieux; et ça, de plaire aux beau gosse de sa fac, c’est pas à tout le monde que ça arrive. J’ai ainsi pu réaliser en quelque sorte l’un de mes petits fantasmes. Donc c’est cool! ^_^
Contrairement à ce que je pensais, je ne finirai pas la fac à la fin du M2, du moins à la fin du premier M2, puis que j’en referais un autre.
Je pensais finir en effet en 2010. Cette année de M2 a été très chargée, et on était dorénavant très loin de l’insouciance et des 15h de cours seulement. J’étais en stage en hôpital de jour pour enfants, je ne me sentais pas à l’aise dedans, j’aimais pas spécialement l’équipe (même si les deux éducs de mon groupe était sympas, à leur façon) et surtout pas la psy, j’étais coincée, dans tous les sens du terme. Et puis j’ai fait que vraiment connaissance des autres stagiaires à la fin, c’est dommage. Mais on n’était pas dans les mêmes groupes, pas là les mêmes jours. Et puis il y avait eu l’embrouille avec ce con de psychomotricien aussi.
A la fac, je trainais avec Maria et Hélène. Puis surtout Maria en fait. Elle était aussi plus âgée, et très sympa. On s’entendait bien, et elle m’a énormément aidé pour mon « redoublement », elle a rédigé elle-même avec son mec la lettre pour que je sois à nouveau accepté en M2, c’est dire. Il y en a pas beaucoup des gens aussi gentils.
On avait beaucoup de cours (ou pas tant que ça, mais cours + stage, ça faisait beaucoup), mais la plupart était intéressant. Comme le TD sur les épreuves projectives à la Salpêtrière, avec la prof en fauteuil. Ou le TD d’Etudes de cas à Sainte-Anne. Non, les cours rien à dire, ça, ça m’a toujours intéressé.
Sauf ceux de cette salope de Mme B, pas tant que c’était inintéressant, mais parce que c’était une grosse connasse. Madame J. ne faisait pas de TD de stage pour les M2, et je me suis retrouvée au TD de stage de cette poufiasse. Laure m’a dit peu après que c’était une connasse, j’ai eu la flemme de changer. Parce qu’en septembre, après deux mois à bosser intensivement sur mon mémoire et rapport de stage, puis à travailler en Aout, et finir ça les derniers week-ends d’Aout (Horrible. Plus jamais!); j’ai été recalée lors de ma soutenance. Mais pas simplement recalée, non, jugée, critiquée, considérée comme une débile. Et cette autre pétasse qui m’a dit qu’elle avait cru que je ne savais pas faire la différence entre la théorie et la clinique, que je croyais que la clinique c’était la psychose, et la théorie le reste. Et dire que c’est des psys!! Qu’ils me recalent, je peux l’accepter, surtout qu’honnêtement, c’est vrai que c’était nul, et même avec d’autres profs j’aurais été surement recalée aussi. Mais la façon dont ça a été fait, c’était vraiment nul. Ce dédain pas justifié. Ca m’a tellement écœurée, que je crois que c’est à partir de ce moment là que je me suis dit que je ne serais jamais psy. Peut-être aussi pour ne pas être comme elles.
Toujours est-il que j’ai refait un M2, grandement soutenue et encouragée par les autres (Eva, Lise, Maria, parents…), et que je l’ai eu!!
Je n’ai donc que repassé le mémoire et le rapport de stage. J’ai du tout de même retrouver en stage. J’ai préféré refaire dans une maison de retraite, là où ça c’était si bien passé. Et ça c’est bien passé, même si la psy n’était pas aussi géniale que Laurence, et même si à la fin ça m’a fait déprimer et convaincu que la maison de retraite ce n’est pas pour moi, ça me fait trop penser à la vie et la mort, et ça m’enfonce, donc c’est pas la peine. C’est trop de souffrance et de tristesse pour moi. Sans compter que je suis convaincue que mes talents de psy laissent à désirer. J’arrive pas à aller au fond des choses.
Bref, j’ai refait une année, et j’ai pris cette fois Madame L. pour le TD de stage. Et c’était beaucoup plus intéressant qu’avec l’autre conne, rien à voir. D’ailleurs on avait un TD toutes les semaines, et non 8 sur l’année comme avec l’autre. (ça m’a arrangé ceci dit sur le coup, j’aurais pas supporté de la voir toutes les semaines!!)
Et, tout est bien qui finit bien, après un travail de titan (ça aussi, plus jamais, j’étais vraiment à bout de force pendant la rédaction du mémoire et rapport de stage, avril et mai ont été des mois particulièrement difficiles), j’ai eu ma soutenance fin mai, j’avais trop peur d’être recalée à nouveau, et jugée. Mais non, elles ont critiqué mon travail, mais justement. Et m’ont donné mon année. Tout simplement. J’étais à la fois soulagée, et je ne réalisais pas. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas toujours le cas. Hihi.
Voilà. Je tourne définitivement la page sur ces années de fac. Des années de pur bonheur dans un premier temps. De liberté retrouvée (après mon lycée-prison), d’insouciance, de fous rire et de délires. Une nouvelle adolescence, celle que je regrettais de ne pas avoir vécue, s’est présentée à moi et j’en ai bien profité. Séchage de cours, alcool, sexe, discussions intimes, soirées, fous rire, groupes d’amis. J’étais entourée, aimée. Je m’éclatais à fond.
Puis ça a un peu changé, on a un peu grandi, il y a eu les stages, l’entrée dans la vie professionnelle de certains, les chemins qui s’éloignent. Les deux dernières années ont été beaucoup plus difficiles, je ne m’en cache pas. Mais c’est l’évolution. C’est normal. J’allais pas rester une ado attardée toute ma vie.
Et je peux remercier la vie de m’avoir apporté toutes ces personnes, cette adolescence tardive, ces supers moments et cette jeunesse heureuse. Si les années lycée ont été un cauchemar, je me souviendrais toujours avec bonheur et nostalgie et de mes années fac.
Enrevoir. Et merci. A tous.
:: Dimanche 25 Décembre 2011 ::
Noël etc.…
Il y a eu mon retour en train vendredi soir. Les bonjours chaleureux de mes parents et Danièle, leurs questions sur mon emménagement là-bas.
Il y a eu la journée avec maman. Le trajet pour le restaurant, tout près de mon stage d’il y a deux ans. La peur de croiser quelqu’un de là-bas. Le faubourg St-Denis, assez craignos, puis la petite ruelle beaucoup plus mignonne de notre restaurant, Les Brasseries Flo. Le cadre très parisien, très brasserie classe. Le premier serveur un peu guindé, le deuxième, jeune, beaucoup plus cool. Le kir en apéritif. Maman qui insiste pour payer le repas, malgré mes protestations. La difficulté de choisir entre le menu et la carte, se décider pour prendre un menu, et un plat à la carte, et partager à deux. (En cachette du premier serveur.hihi) Le fois gras, puis surtout les escalopes de fois-gras, un pur régal. Je crois que je n’avais jamais rien mangé d’aussi délicieux. Le paradis. La moitié de rumsteck, un peu de pommes, et une purée fait maison super bonne également. Le moelleux au chocolat en dessert. Les discussions avec maman sur Noël, les cadeaux, le nord, mon avenir… Le serveur jeune qui nous propose la carte qui nous donne droit à une réduction de 10%.
Trouver très facilement (parfait mon petit plan fait maison ;-)) les Folies Bergères, dans une petite rue aussi. Le théâtre couleur vert et or, je pense pour l’occasion. Etre trop contente d’être au premier rang, surtout quand je me suis déplacée plus vers le milieu, car un siège était vide (j‘étais tout à droite sinon, et ne voyait pas tout). Le spectacle, super. Leurs costumes magnifiques, les paillettes sur les yeux de Shéhérazade, les danses, les chansons, la dernière chanson sur le thème du pardon qui reste dans la tête, maman et moi qui parlons de l’histoire à l’entracte et rigolons en nous rendant compte que nous avions pas compris grand-chose à l’histoire (mais pourquoi elle a ensorcelé sa sœur? Et le vieux, c’est son père? Et c’est qui la femme….? lol), les décors qui changent et sont tous plus beaux les uns que les autres. Le seul point négatif, c’est que c’était trop court à mon goût. Une heure, puis l’entracte, puis 40 minutes. J’en voulais plus!;-)
Rentrer alors que la nuit commence à tomber, et en parler à mon père et Danièle.
Le repas du dimanche midi, avec grand-mère. Qui m’avait manqué. La migraine de l’après-midi. Regarder un épisode de Sex & The City, puis dormir un peu.
Le premier film de Noël le soir, Coup de foudre à Noël, avec Brendan Fehr, que j’ai bien aimé.
Le texto de Lise qui dit que je lui manque et qu’elle a hâte que je revienne.
Il y a eu la pizzeria avec papa, lundi midi, pendant sa pause. Le thé gourmand avec les 3 verrines. Regarder dans les boutiques les doudounes, car je veux désormais un manteaux chaud, même si c’est moins féminin. Flasher sur une doudoune grise à Esprit.
La Fnac des Halles bondée, c’est vrai que c’est les vacances. Et que les gens s’y prennent toujours à la dernière minute.hihi. Mission Impossible 4, que j’ai adoré. Plein d’action, retenir son souffle et en avoir plein la vue. Et puis l’autre agent, que je n’arrive plus à me souvenir où je l’ai déjà vu, que j’aime beaucoup.
Le trajet en métro avec Laure, pour aller chez elle. Puis à pied, sous la pluie. Son parapluie pour toutes les deux. Ses histoires de boulot. Parler de Noël, de l’avenir…
Le repas préparé par son mec (il avait eu une mise au point peu de temps avant ;-)) comme elle finit tard. La Belle et la Bête, que je redécouvre totalement. Dire qu’on étais tous choqués enfant quand la bête se retransformait en homme. Tous déçus.lol. Critiquer les personnes de Tellement Vrai, puis continuer à parler avec ça en fond. Les petits jeux, comme celui où tu dois nommer après une série de calculs un outil et une couleur, et où tout le monde dit « marteau rouge ». Poursuivre avec des jeux sur papier, comme mon truc avec les 4 dessins à terminer, ou les dessins à devenir de Laure (là c’est un œuf qui cuit. Et là, un mexicain sur son vélo vu de haut…). Lui prendre la saison 5 de Dexter et la 4 de True Blood (que j’ai perdu en faisant le transfert, argh!), et lui montrer des photos pour lui prouver que je ne suis pas photogénique. Le fou rire devant sa photo dossier de ses 14 ans, cheveux blonds et peau grasse. Conclure qu’elle a raison en fait, elle n’est pas photogénique.lol. Se marrer tout en essayant de pas faire trop de bruit car son mec est parti se coucher (il y en a qui bossent!;-)). Le site de bijoux qui a l’air trop bien.
Se coucher vers 1h du mat.
Me réveiller vers 10h, prendre une douche et faire un petit tour sur le net. Le petit-déj amélioré vers midi. Partir vers 14h, en se disant en revoir pour plus longtemps cette fois. Se dire qu’il faudra qu’on se parle sur MSN ou le chat de FB.
Rentrer chez moi dans l’aprèm et faire du tri dans mes affaires. (objectif studio!)
Il y a eu les quelques K7 vidéos de mon enfance, que j’ai filmé avec ma caméra (pour pouvoir ensuite transférer sur DVD. Toute une organisation…). Me revoir toute petite. Et me trouver assez chiante. Qu’est-ce que je gueulais! hihi. Etre touchée aussi, de revoir cette naïveté, cette insouciance et cette candeur. Découvrir que j’avais peur de l’eau à 4 ans, et que je courrais en hurlant quand des vagues arrivaient. Revoir mon grand-père et me rappeler qu’il a été aussi un bon grand-père d’abord. Qui jouait avec moi au ballon, qui m’emmenait dans le jardin en Bretagne. Un peu ferme, mais pas méchant, et qui me montre plein de choses, s’intéresse à moi. Les souvenirs de la maison de Bretagne qui reviennent.
Se marrer aussi parfois (souvent), de par ce que je dis ou fais, ou quand j’entends les voix de gamins de Juddy et Ben à Pornichet.
Me sentir forte de tous ces souvenirs. Qui font ma vie.
Il y a eu le Tome 3 de Millenium, que j’ai enfin fini. Le vendredi aprèm, et le vendredi soir. Retenir mon souffle pendant tout le passage du procès, et être définitivement pro-Lisbeth. Regretter qu’il ne puisse pas y avoir d’autres livres de cet auteur.
Il y a eu le magasine Géo sur New-York que j’ai commencé à parcourir. Et le livre Le goût de New-York, qui rassemble des extraits de texte. Les films de Noël et les épisodes de Sex & The City. La fin de la saison 2 de Clara Sheller, trop pourrie.
Il y a eu le ciné samedi matin tous les 5. Alvin et les Chipmunks 3.
Stéphane qui fait le trajet avec nous puis rentre chez lui. Leur demander plusieurs fois « Vous avez vu le dernier épisode de Mentalist, hein!! Alors, il est vivant où pas à votre avis John Lerouge? ». Etre trop contente que Juddy soit venue au ciné avec nous. Ca me détend pour les transports (par rapport aux parents j’entends…), et puis on discute bien. Danser à la fin du « film » pendant la chanson de LMFA.
Le réveillon tous les 4 le soir.
L’apéritif devant Madagascar fête Noël. Le whisky beaucoup trop chargé servi par papa (fin de la bouteille…). Etre assommée et crevée dès 20h30...lol.
Le repas, pourtant pas trop chargé non plus, mais qui nous rend KO dès la fin des entrées. (j’ai trouvé, c’est le saumon!!).
Le film Moi, Moche et Méchant avec nos macarons (pas tous fini hihi). Un peu long au début, on ne sait pas trop où ils veulent en venir, puis c’est bien. Les trois petites filles qui sont trop choues, surtout la petite dernière.
Ouvrir les cadeaux et se coucher vers minuit, en étant plus que crevée (lol. Je m’étais levée vers 8h et quart pour le ciné aussi…;-)). L’épisode de HIMYM avec les photos de Lily dans le lit, quand même.
Noël.
Le texto d’Eva. Le repas avec grand-mère. Un peu comme un dimanche midi. Tout en étant différent. Finir vers 15h, regarder un épisode de SATC, puis partir chez les parents d’Eva.
Son bon IKEA (trop dla balle ;-)) dans une énorme boite (la comique). Le coffret Smartbox pour la nuit en tente perchée, Chris ayant eu exactement la même idée (il lui a réservé une nuit dans une tente perchée). Trop fort.
La discussion sur la vie et la mort, sa collègue horripilante qui se plaint tout le temps, ses questions sur Lille… Un peu plus d’une heure, beaucoup trop rapide. Mais elle n’était là que pour deux jours, c’était normal que je lui laisse passer du temps avec sa famille. Etre malgré tout contente même si ça a été court.
Lire mon blog préféré encore et toujours.
Le repas de « Nouel » chez Danièle le soir. Heureusement moins gargantuesque que l’année dernière. Mais très bon quand même, et encore bien copieux. L’ouverture des cadeaux avant l’apéritif. Le fois-gras que j’attendais impatiemment et qui était aussi bon que l’année dernière, les verres de pétillant qui défilent (pour les autres, de jus de pomme pour moi). Les CD Disco de Juddy en fond qui défilent. Chanter et bouger sur sa chaise. Les bricks de fromage de chèvre-pommes en fromage. La poularde et le gratin vraiment grillé (la faute à Danièle, qui a arrêté le minuteur!). Les discussions, les rires. La joie, tout simplement. J’adore.
Ils ont accepté du coup de manger une galette avec moi, mardi soir. Personne n’aime trop ça apparemment (je comprend pas pourquoi. Bon, c’est sur que de parler de galette à la fin de ce long repas, c’était pas malin…hihi), mais comme j’ai dit qu’après je partais et que moi je voulais la manger ensemble, ils ont dit oui.^_^
Me dire qu’ils vont tous me manquer, et espérer que Juddy et Stéphane viendront plus tard en week-end chez moi.
:: Jeudi 22 Décembre 2011 ::
100 Choses
En décembre 2009, j’ai fait ma liste des 100 choses à faire en 1000 jours. Il y avait donc:
1. Voir une comédie musicale à Broadway
2. Se refaire des Tequila Paf
3. Aller à l’Opéra
4. Se faire une journée ciné de 3 films
5. Faire une randonnée
6. Avoir un vrai appareil photo
7. Préparer un goûter au pain perdu
8. Organiser un super enterrement de vie de jeune fille pour Lise
9. Kiss a guy on New Year’s Eve
10. Lire la saga Harry Potter
11. Partir en voyage seule
12. Goûter un Cosmopolitan
13. Voir les illuminations de Noël aux Galeries Lafayette
14. Faire du guacamole
15. Marcher sur le pont de Brooklyn
16. Faire une soirée Cocktail
17. Regarder un tournoi de Roland Garros
18. Goûter un chocolat chaud-chamallow
19. Finir la saga Millenium
20. Faire un repas chez moi
21. Aller voir une pièce de théâtre
22. Partir vivre à Lille
23. Reprendre (régulièrement) le sport
24. Ouvrir un compte Flickr
25. Me déconnecter de Facebook
26. Allez à une dégustation de vin
27. Acheter un livre sur la photo
28. Aller à Moscou
29. Voir un spectacle de danse
30. Aller à une expo
31. Refaire la fête des lumières à Lyon
32. Dire les trois mots
33. Aller au hammam avec Lise
34. Découvrir une nouvelle cuisine
35. Retourner sur la Grande Roue, à Lille
36. Lire un livre de Jane Austen
37. Lire un livre en anglais
38. Ouvrir un compte ADSL
39. Acheter un livre érotique
40. Prendre des cours de danse de salon
41. Faire un don
42. Voir tous les films de Jane Austen (BBC)
43. Avoir un beau carnet de listes
44. Regarder un film avec Audrey Hepburn
45. Ecrire une nouvelle
46. Me reteindre les cheveux
47. Me trouver un beau piercing pour l’oreille
48. Avoir des papillons dans le ventre
49. Ecrire une lettre
50. Aller à un concert
51. Manger une barbe à papa dans une fête foraine
52. Apprendre le nom des étoiles
53. Courir sous la pluie
54. Avoir toutes les chansons que j’aime sur mon ordinateur
55. Mettre une robe, pas que pour un mariage
56. Aller au ciné et prendre des popcorns
57. Faire un bain de minuit
58. Inviter des gens pour une soirée DVD
59. Payer ma tournée dans un bar
60. M’acheter un sachet de bonbons
61. Faire quelque chose de « fou »
62. Inviter Lise et Yann au restaurant
63. Revoir l’intégrale de Sex & The City
64. Relire Bridget Jones
65. Allumer un feu
66. Essayer un nouveau parfum
67. Passer une nuit blanche
68. Aller à la piscine
69. Fumer un joint
70. Rire à en avoir les larmes aux yeux
71. Sauter à l’élastique
72. Voir un match de rugby avec papa
73. Voir une étoile filante et faire un vœux
74. Faire une bataille de boules de neige
75. Se souler au Champagne
76. Chanter à tue-tête en voiture
77. Aller au marché de Noël de la Défense avec maman
78. Faire un carnet de recettes
79. Me faire une journée « cocooning » soins du corps
80. Voir Footlose
81. M’acheter le film LOL pour la Saint-Valentin
82. Faire des photos d’identité avec Eva
83. M’acheter des verres à Cosmopolitans
84. Lire au moins un livre par mois
85. Prendre un train (ou bus) au hasard
86. M’acheter un sac Chanel (ou Guess…)
87. Apprendre à ouvrir une bouteille de vin
88. Voir trois films de Woody Allen
89. Inventer une nouvelle tradition
90. Aller au musée
91. Voir trois nouveaux lieux en France (cf. livre des 1000 lieux à voir en France)
92. Relire la biographie de Teri Hatcher avec un verre de vin
93. Aller à un festival de cinéma
94. Prendre un verre au Ritz
95. Découvrir un nouveau lieux dans Paris
96. Me faire de nouveaux amis
97. Faire des cookies
98. M’acheter un lisseur et lisser mes cheveux régulièrement
99. Apprendre à jouer aux échecs
100. M’acheter des chaussures Minelli
Je pourrais faire mon bilan dans quelques mois, mais je peux déjà constater que j’ai fait mal de choses.
J’ai déjà réalisé 34 points de ma liste. J’ai fait les numéros 1, 3, 4, 5, 7, 8, 11, 12, 15, 18, 22, 25, 31, 33, 36 (Orgueil et Préjugés), 37, 41, 44, 50, 51, 55, 59, 62, 63, 64, 68, 70, 72, 75, 77, 81, 90, 95 (octobre 2011), et 96 (Pauline).
Il y en a que j’ai réalisé à moitié (cf. numéros 84 et 92- sans le verre de vin), ou qui sont en cours (numéros 100, 43 et 19). Et puis il y en aussi que ne m’intéressent plus vraiment (numéros 17, 24, 27, 45, 86).
Il m’en reste donc encore plein à réaliser. Certains peut-être d’ici quelques mois, on verra quand je ferais le bilan; certains peut-être plus tard…
:: Jeudi 15 Décembre 2011 ::
Premières impressions
Je suis de retour, pour les vacances. Alors, mes premières impressions…
Honnêtement, ça n’as pas été facile ce départ. Dans un premier temps j’étais triste de quitter mes parents. Puis, sur place, j’étais complètement déboussolée, perdue… J’avais l’impression d’être dans un autre monde.
Je suis arrivée mardi soir, Yann est venu me chercher, puis en reprenant la voiture on s’est rendus compte que le coffre ne fermait plus, because une fille avait perdu le contrôle de sa voiture, fonçant ainsi dans une voiture garée, qui elle-même a été projetée sur celle de Yann (heureusement, c’était sa voiture de fonction, pas la 308!hihi). 2h à chercher des constats, faire les constats…
On est donc arrivés un peu en retard chez les parents de Lise. Qui fêtaient leur anniversaire de mariage (je ne sais même plus combien d’années… 30 ans je crois). Dès ce moment là, c’était les mêmes lieux, les mêmes personnes, mais pas le même état d’esprit. C’est pas que c’était moins bien ou mieux, mais c’était différent.
J’ai alors réalisé à quel point ça change selon le « cadre » dans lequel on est, l’état d’esprit. J’étais plus là pour des week-ends ou des vacances. Et ça, ça change tout, c’est fou, j’avais pas réalisé à ce pt là. Du coup pendant quelques jours j’avais l’impression que ce n’était pas ma vie, de squatter un peu la vie de Lise. C’était assez déstabilisant.
Comme Lille aussi, qui ne me semblait plus pareille.
Mercredi aprèm, on a mangé chez les parents de Lise (elle ne travaille pas le mercredi après-midi), puis on est allés tous les 4 sur Lille, faire les boutiques.
Ce n’est pas la ville qui a changé, mais moi. Je ne la vois plus de la même façon, c’était bizarre.
En plus, j’ai failli craquer dans la voiture au retour. Car Lise ne m’a pas écouté et ne m’a pas repris alors que je n’avais pas fini ma phrase. Je me suis alors sentie encore plus seule. Seule loin de chez moi, de mes parents, de ceux qui m’aiment. Faut dire aussi que Lise était très stressée par son histoire de procès donc mon arrivée n’avait pas lieu sous les meilleures conditions.
C’est pas évident aussi, car je ne suis pas chez moi. Je ne fais ma petite vie le soir en regardant mes séries préférées le soir, je ne peux pas faire ce que je veux. Pourtant ils sont vraiment super sympas [cf Yann qui m’emmène en courses, qui prend des pains au chocolat pour mon ptit dèj, qui prend bien le temps de me montrer comment fonctionnent tous les appareils et me dit de faire une liste (lol) pour tous les trucs que j‘ai à demander; les gaufres de chez Meert qu‘il nous a ramené mercredi soir (vanille, spéculos, praliné et pistache-grillottes…mmm ^^) etc…], et ils font tout pour me mettre à l’aise.
D’ailleurs le vendredi soir on s‘est fait un apéro au champagne, avec la bouteille que papa m’avait donné, et Lise a insisté pour dire que je devais faire comme chez moi ici, et même que c’était aussi chez moi. Apéro pour fêter mon arrivée et qui s’est éternisé et a fini en bourrage de gueule (et Lise et moi entrain de vomir aux toilettes à tour de rôle. Y a failli avoir embouteillage d’ailleurs!hihi. Mais elle a surtout commencé et j’ai fini.)
Etant bien éméchés, j’en ai profité pour parler de la cohabitation, du fait que c’était à moi de m’adapter car j’étais pas chez moi, et qu’il fallait me le dire si quelque chose n’allait pas, car j‘avais peur que ça tourne mal. Qu’il ne fallait pas hésiter à me le dire. Lise m’a dit qu’elle me le dirait, que même si aux autres elle n’ose pas dire trop quand quelque chose ne lui plait pas, avec moi c’est pas pareil. Et Yann disait que ça se verrait sur sa tête quand il serait « véner ». Lol. Ils ont dit aussi que je pouvais rester aussi longtemps que je le voulais, qu’ils en avaient déjà parlé avant d’habiter dans la maison et qu’ils étaient tous les deux d’accord.
Et même si c’est pas chez moi, on vit des moments sympas quand même. Et Lise va beaucoup mieux depuis qu’elle a eu son rdv au commissariat, elle est redevenue elle-même, disponible.
Y a eu donc déjà plein de petits moments sympas comme quand ils rentrent du boulot, qu’on parle de leurs journée en buvant du Coca Light (Lise et moi), quand Lise et moi on est dans nos peignoirs devant la tv, les discussions sur le roman Harlequin qu’elle m’a prêté, quand on a fait toutes les deux le sapin mercredi soir, avec des chansons de Noël en fond (All I want for Christmas is you, Last Christmas…. Et on dérivé, vers Gunther, ou Enrique entres autres…lol. J’adore Tonight I‘m fucking you n‘empêche)…..
Et puis il y a les moments avec leur chienne Chipie aussi, vu qu’on passe la journée ensemble. Le matin je me lève vers 9h, je me lave, je suis accueillie par une fête royale, je joue un peu avec elle tout en prenant mon ptit-dèj comme je peux, je commence à travailler vers 10h, pause vers midi et demie ou 13h30 d’une heure (ou deux ;-)) devant NewGirl ou HIMYM Saison 7, tout en jouant encore avec elle, et en l’empêchant de manger ma bouffe (lol), puis je me remet au boulot, j’arrête vers 16h-16h30, et glandage sur le net jusqu’à ce que Yann arrive (en général il arrive le premier, ça dépend des jours). C’était dur au début avec Chipie, mais je me suis petit à petit imposée (merci la technique du je te mets sur le dos pour que tu comprennes que c‘est moi le maître!). Il y a eu une petite rechute aujourd’hui, elle s’est remis à me mordre et ne m’écoutait vraiment pas, mais c’était surement à cause de ses dents (elle est en train de perdre ses dents de lait). Mais sinon elle est vraiment trop mimi quand elle me regarde avec son ptit air triste, ce ptit air du chat pauté (quand veut jouer et ramène sa couverture par exemple), quand on lui fait des papouilles après qu’elle ai dormi, et quand elle s’assoie et que je lui essuie les pâtes. J’aime bien jouer avec elle aussi, mais je me suis calmée car faut bosser aussi! Bref, même si c’est pas toujours de tout repos, je l’adore déjà! Ce « gros bébé » comme on l’appelle avec Lise parfois.^^
Samedi dernier je les ai accompagné au dressage d‘ailleurs. C’était très intéressant. Le dresseur était du style militaire, un peu sec, mais ça donnait de bons conseils pour dresser son chien. Et pour rester le maître. Hihi. On s’est mis en retrait avec Yann, et on commentait entre nous ce qui se passait.
C’est bien car il y a plein d’occupations le week-end. (du moins pour l’instant!lol)
Après le dressage, Séverine et Steve et leur bébé sont passés. C‘était pas super fun non plus, mais bon, ça fait du bien de voir des gens après plusieurs jours sans sortir lol).
Puis le soir on est sorties « entre filles » avec avec mère de Lise, pendant que les mecs étaient à un match de foot. On est allées au restau chinois (je vais arrêter pendant un moment, ça m’écœure maintenant, c’est vraiment trop gras!) et on s’est baladées dans Lille.On a vu les illuminations et fait le Marché de Noël. C’était très joli, même si il faisait super froid et l’ambiance Noël était un peu retombée de mon côté (car j’étais plus occupée par mon départ, je n’étais pas en vacances, et Lise n’avait pas fait de sapin; donc j’y pensais plus trop à Noël)…
Dimanche midi on est allés chez un pote à Greg, à Armentières. Il avait un super appart, bien décoré dans les tons marron-vert-noir, très étonnant pour un appart de mec! (hihi). On a mangé une pierrade, puis jeux vidéos. J’ai testé Guitar Hero, mais j’ai pas trop aimé; puis on a fini Just Dance 2, même que j’ai gagné quand je faisais la sorcière lors de la chanson « Halloween » ^^ (trop forte d’ailleurs cette chanson)
Puis dimanche soir on a mangé chez les parents de Yann. (Pas étonnants d’ailleurs que Lise et Yann dorment dès le 2ème Mentalist mercredi car la semaine et les week-ends sont assez chargés) J’adore toujours autant les parents de Yann, et les repas chez eux, je me sens à l’aise là-bas, et on mange toujours autant.
J’ai remarqué que leurs parents étaient très présents dans leur vie (Lise et son père s‘appellent très souvent, et sur la semaine elle a vu ses parents à 4 reprises…). Mais aussi pour moi. C’est super sympa. Le père de Yann qui passe parfois le midi pour me faire un ptit coucou (à la base il venait pour nourrir le chien mais maintenant je m‘en occupe), le père de Lise qui fait faire une longue balade Chipie pour que je sois plus tranquille, qui m’a amené à la gare de Lille cet aprèm…
Sinon hier on est allés au restau japonais avec Fred et Marine. C’était pas terrible. C’était pas nul, mais bon, j’étais pas dans l’ambiance. J’avais l’impression de passer une soirée avec 2 couples, et ça m‘a soulé. J’étais pas du tout dans le noyau de la conversation, les chamailleries de Marine et Fred me gonflaient… Je me suis dit que j’étais en manque de mes amis. Pourtant, je n’ai plus de vrai groupe d’amis, juste quelque personne par ci par là…
C’était aussi mon dernier soir avant que je reparte pour les vacances. En rentrant on a joué tous les trois avec Chipie (on s’était mis en rond pour l’attraper ou balancer son « pouik pouik » ), et Lise m’a à nouveau dit que c’était dommage que je parte alors qu’elle était en vacances. Elle m’a dit de lui donner des nouvelles par sms. Je crois qu’elle a peur que je ne revienne pas.lol
Faut juste que je m’adapte… Que je me réapproprie ma vie. Mais ça va déjà beaucoup mieux. Je m’adapte à cette coloc, et on passe des bons moments.
Il faut juste que je sois fixée aussi sur mon avenir, car ce flou m’angoisse énormément, et a beaucoup contribué au fait que je me sois sentie perdue et angoissée. Quand j’aurais un appart et un boulot ça ira beaucoup mieux. Et le permis.
Là je suis rentrée. Demain on va voir Shéhérazade avec ma mère. C’était mon cadeau pour ses 50 ans. J’ai galéré sur le net pour trouver un restau qui soit pas fermé ou plein. Ca va être sympa.
Edit: J’ai galéré aussi pour avoir une date approximative des oraux du concours, et ça serait aux alentours de… fin mai! Argh. 4 mois entre l’écrit et l’oral, c’est abusé!!! Du coup faudra que je revois mes plans, je serais pas fixée fin février, je vais devoir trouver du boulot en attendant, soit un petit boulot, soit un CDD de psy, c’est chiant…
Edit.2 Je m’en rendais pas compte, vu que je suis plus occupée par les changements et ce qui se passe dans ma tête mais… c’est les vacances!!^^
:: Samedi 03 Décembre 2011 ::
Derniers Instants
Je pars très bientôt. Du coup les derniers moments s’enchainent un peu. Dernier mercredi midi avec maman, dernier week-end à la maison. Dernier dimanche. Et donc dernier repas du dimanche. Tous les cinq (mes parents, Danièle, grand-mère et moi) dans la salle à manger, le verre de vin rouge, le CD de Loreena Mac Kenit, papa qui recommence ses petites blagues à deux balles, les crevettes, les noix de St jacques, le vacherin et le gruyère, le gâteau glacé pour eux et l’éclair au chocolat pour moi. Et mon petit thé, que je prends en solo dans ma chambre, en lisant mon blog préféré ou en regardant une série, pendant qu’ils finissent et font la vaisselle. Maman qui part vers 16 voir mon autre grand-mère, je l’accompagne parfois. Puis la soirée seule, quand ils partent vers 18h et que je lis encore le blog et/ou que j’écris. Puis l’apéro parfois, mes roulés de jambon-tartare et le whisky-coca, devant une série. Ca a très souvent été The Hills cette année. Et puis un film (ou une série), dans le salon ou dans ma chambre. Et une dernière série avant de dormir.
Là ça va mieux. Après une première phase d’excitation euphorique, puis la phase de peur et tristesse, je reviens dans une phase d’excitation, mais moins euphorique. J’ai toujours quelques doutes, quelques peurs, mais je sens que c’est le moment. De partir. Je suis prête. J’ai envie d’aller de l’avant. Et puis mes parents seront toujours là quoiqu’il arrive. Papa me dira entrevoir au train d’ailleurs, comme il travaille pas loin. Et maman m’a demandé plusieurs fois comment on s’organiserait pour s’appeler.
Et le « Coucou coloc‘! (…) » dans le sms de Yann m’a beaucoup aidé aussi. Ca me touche de voir qu’ils sont prêts à m’accueillir chez eux, tous les efforts qu’ils sont prêts à faire pour moi. J’ai beaucoup de chance de les avoir. Ce sont des gens vraiment biens.
Et puis, soyons honnête, je suis aussi apaisée car là ça ne sera qu’un demi-départ, étant donné que je reviens pour les vacances de Noël. Pour deux semaines en plus. Du coup je ne pars réellement que 10 jours là, ça sera plus comme un week-end prolongé. C’est après que ça va peut-être me retravailler, surtout que je ne sais pas quand je pourrais rentrer. (ah oui, j’ai fait démarrer ma carte SNCF 12-30 ans fin février, pensant que j’aurais le droit à encore 4 trajets de train, mais apparemment non. C’est ballot!)
Mais bon, les vacances de Noël, ça sera tellement particulier aussi, que ce sera encore différent de la vie habituelle avec eux. Enfin j’ai hâte quand même, ça va être trop bien!^_^ J’adore toujours autant cette période, c’est cool!
Hier matin on a fait le sapin d’ailleurs avec mon père. Il l’a monté avant que je me lève, puis après le petit-dèj je m’y suis mise. Il me passait les guirlandes et les boules, et je mettais. J’ai choisi de le faire qu’en deux couleurs cette année, que ce soit un peu plus harmonieux. Il est de couleur rouge et or. Il est beau.^^ J’ai pris une première photo avec la guirlande lumineuse.
Et puis jeudi j’ai commencé mon calendrier de l’Avent. ^_^ J’aime.
Sinon, mardi soir c’était la « dernière » soirée chez Laure. On s’était vues aussi la semaine d’avant, on avait mangé au MacDo et vu Twilight 4 (j’ai bien aimé d’ailleurs! Contrairement aux deux précédents). Et déjà là, quand j’avais parlé de mon départ elle avait dit, sans sourire: « tu te doutes que je ne vais pas me mettre à sauter de joie ». Et c’est con, mais ça me fait plaisir de voir que je vais lui manquer. Que je vais quand même manquer à au moins une personne ici, en dehors de ma famille.
Mardi soir c’était donc encore une soirée sympa chez elle. Le chien qui m’accueille avec joie (« surtout que je lui ai dit « C’est Chloé! »… »), le rhum banane-vanille (aussi bon que dans mon souvenir), les discussions sur notre état du moment, sur le chômage, mes cours, ses parents, la nourriture, les cours de danse, les bottes grandes taille, le lissage de cheveux, le nouvel an… Pendant qu’elle préparait à manger. Charles avec qui ils se jetaient des pics. Son « bon courage à S. alors » le lendemain matin. Le rosbeef et les patates trop cuits (c’est ça de jouer avec les furets… C’est vrai que c’était marrant de les voir tous les deux faire des gros bonds en faisant des petits bruits. Et le mâle qui marchait en arrière ressemblait à une grosse boule. Et qui s’est cassé les gueule du lit en reculant comme ça. On a bien rigolé). Le placard plein à craquer de Laure. Captain America (une grosse daube! J’aime assez les films de super héros pourtant, mais alors là, qu’est-ce que je me suis fait chier!!). Le chien qui nous saute dessus sur le canapé et réussit à s’assoir sur Laure et moi. Dormir dans le canapé avec les draps fraichement lavés.
Du coup j’ai craqué. Je ne pensais quasiment pas sortir pendant les vacances de Noël, mais j’ai changé d’avis, car j’aime bien ces moments quand même. Et je ne sais vraiment pas quand on pourra se voir après… Je lui ai dit pour la rassurer que par contre on se verrait moins, mais plus longtemps, sur tout un week-end…
Sinon j’ai aussi envoyé un texto à Caro pour son anniv, lundi. 25 ans, c’est pas rien. Son premier texto a failli me faire craquer à nouveau (oh, allez, on reprend tout et on redevient amies comme avant!!), avec son « Merci ma ptite Chlo! ». Elle m’a aussi demandé si j’étais dans le nord et dit de la prévenir quand ça serait le cas, pour qu’elle vienne me voir. Sauf que là, ça m’enchante pas spécialement. Bien sur, de la voir si. Mais me dire que j’ai pas eu de nouvelles en 6 mois (je n’en ai pas donné non plus, c’est vrai), ça me donne plutôt l’impression d’être un nouveau logement dans une ville qu’elle ne connait pas et veut découvrir, qu’une amie. Un bouche trou. Je suis pas sure de la recontacter du coup. On verra.
Ah, ça me fait penser, j’ai vu sur FB, en consultant les pages de profil autorisées que Vanessa était à nouveau enceinte. Ca ne m’a pas étonné.
Allez, on se dit donc à bientôt, pour les vacances.^^ J’ai déjà hâte d’être en vacances. Car ça sera mes dernières vacances avant un moment (le chômage n’étant PAS des vacances!), et surtout car c’est les vacances de Noël. J’ai déjà plein d’envies. Revoir la saison 2 de Clara Sheller (je viens de revoir la première saison. Une série de filles comme je les aime!), finir Millenium, relire les archives de mon blog préféré, lire mon GEO sur New-York (s’il sera arrivé!!) et peut-être un autre livre sur cette ville que je chéris si je craque et commande celui que j’ai repéré, me replonger dans SATC, me gaver de films de Noël, transférer quelques unes des vidéos de mon enfance…
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